Agadir : session de formation au profit des responsables judiciaires sur la justice pénale et les moyens de son amélioration

06 juillet 2023 - 11:28

Les travaux de la quatrième session de formation sur “La justice pénale et les moyens de son amélioration : entre les exigences de l’efficacité et le renforcement des valeurs et de l’éthique professionnelle”, ont débuté hier mercredi à Agadir.

Organisée par la Présidence du Ministère Public en partenariat avec la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et le Commandement de la Gendarmerie Royale, cette session de formation au profit des magistrats du ministère public, de juges d’instruction, des officiers de la police judiciaire, des préfets de police et des responsables régionaux de la Gendarmerie Royale exerçant à Agadir, Laâyoune, Guelmim et Dakhla, vise à renforcer la coopération et la communication entre les différentes institutions et intervenants dans la justice pénale, et à consolider les liens de coordination entre ces composantes.

S’exprimant à cette occasion, le Procureur Général du Roi près la Cour de Cassation, Président du Ministère Public, Moulay El Hassan Daki a affirmé que cette formation qui intervient après celles organisées à Fès, Marrakech et Casablanca , s’inscrit dans le cadre d’un programme ambitieux arrêté en coordination avec la DGSN et le Commandement de la Gendarmerie Royale pour améliorer les investigations pénales et renforcer l’aspect déontologique dans la gestion des missions conjointes.

Et d’ajouter que cette formation de trois jours, s’inscrit aussi dans le cadre du suivi et d’évaluation des résultats de la réunion tenue à l’Institut Supérieur de la Magistrature les 11 et 12 juin 2021.

Cette réunion a débouché sur un ensemble de recommandations visant à encourager la tenue de réunions périodique entre l’ensemble des composantes de la justice pénale aux niveaux local, régional et national, a-t-il rappelé.

Pour sa part, le directeur central de la police judiciaire, Mohamed Dkhissi s’est félicité de la coopération étroite qui existe entre la DGSN , le Ministère public et le pouvoir judiciaire.

Il a, à cet égard, mentionné que la DGSN a donné ses instructions pour la mise en œuvre des recommandations de la réunion de coordination de haut niveau qui s’était tenue à l’Institut Supérieur de la Magistrature le 11 juin 2021 entre les responsables judiciaires et leurs homologues de la DGSN, visant à lancer une dynamique de coopération institutionnelle afin d’améliorer les performances des services de sécurité chargés des missions de la police judiciaire.

De même, la DGSN a chargé les administrations centrales concernées par la Police judiciaire et la sécurité publique de mettre en place un plan d’action pour le suivi de la mise en œuvre de ces recommandations et d’élaborer des rapports périodiques dans le cadre du plan d’action de la DGSN de lutte contre la criminalité pour la période 2022-2026, a rappelé le responsable sécuritaire.

Et de poursuivre que les orientations générales à cet effet ont porté sur la prise de mesures organisationnelles et d’encadrement visant à améliorer les performances des services de la Sûreté nationale chargés des missions de la Police judiciaire, y compris les districts de sûreté et les services des accidents de la circulation, en améliorant les procédures écrites et en menant des enquêtes de manière professionnelle et conformément à la loi.

Initiée dans le cadre d’un cycle de formations au profit des magistrats du ministère public, des juges d’instruction et des responsables de la police judiciaire, cette session de formation, a pour objectif d’informer les bénéficiaires sur les méthodes de conduite de l’enquête criminelle, en déterminant les procédures régissant les procès-verbaux de la police judiciaire à la lumière de la jurisprudence judiciaire, les bonnes pratiques dans le domaine de la gestion de l’enquête pénale et les délais raisonnables en la matière.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme ambitieux visant à renforcer la coopération et la coordination entre la Présidence du Ministère Public, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, la DGSN, et le Commandement de la Gendarmerie Royale, pour surmonter les obstacles entravant l’établissement des bases d’une justice pénale forte et garante des droits et libertés.

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