Incendie de bus: polémique entre le maire de Tétouan et l'espagnol « Vitalis »

28 octobre 2023 - 17:04

Le récent incendie d’un bus de transport public de la société espagnol « Vitalis » à Tétouan a suscité une vive réaction de l’ensemble des collectivités territoriales des villes du nord du Maroc. L’Etablissement de coopération intercommunautaire du Nord-Ouest (ECI), dépendant du ministère de l’intérieur et regroupant 19 communes s’est insurgé contre la société et pris la défense du maire de Tétouan Mustapha El Bakouri.

Dans une mise au point reçue par la journal « Al Yaoum 24 », l’ECI accuse Vitalis de « colporter des contre vérités » après avoir accusé le maire d’être responsable de cet incendie survenue, mercredi dernier, entre Tétouan et El Madiak pour avoir imposer l’utilisation de bus en mauvais état.

« Vitalis » explique en effet, que «le bus qui avait pris feu appartenait à la société Alsa et avait été amené de Casablanca pour faire face à la congestion du trafic urbain. Nous avons refusé d’utiliser certains de ces bus à cause de leur mauvais état mécanique».

Il s’agit, en fait, du 2ème incendie du genre en quelques mois à Tétouan.

De son côté, ECI souligne qu’elle a, de part la loi, « la compétence de gérer le transport en commun et d’élaborer les plans de transport » dans les villes du Nord et rappelle la récurrence des pannes et des accidents, notamment, le renversement d’un bus, l’été dernier, causant un mort et un blessé, ainsi que l’incendie d’un bus durant le mois de juillet 2023.

ECI accuse également « Vitalis » de ne pas respecter son engagement de fournir un nombre suffisant d’autobus pour assurer le fonctionnement normal des services de transport.

Le contrat actuel de la gestion déléguée de transport public prend fin en 2023. Pour l’ECI, le bilan de la gestion actuelle n’est pas satisfaisant et, à cet effet, une étude de faisabilité a été lancée en mars dernier, ce qui pourrait sonner le glas de « Vitalis » qui gère 38 lignes de bus sur 543 km.

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