Loukkos: un déficit en eau de 35%

05 mars 2024 - 20:20

Le Conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos (ABHL) a approuvé, mardi à Tanger, le budget et le plan d’action de l’Agence pour 2024.

Cette réunion, présidée par le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a été consacrée à l’approbation des comptes de l’Agence au titre de l’année 2022 et l’examen du bilan de son action, ainsi que l’état d’avancement de la réalisation de son programme de 2023, en plus de la présentation de son programme d’action pour 2024.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de ce Conseil d’administration, Baraka a souligné l’importance de l’eau et sa place stratégique dans tous les secteurs et mis l’accent sur la situation climatique exceptionnelle de notre pays, qui s’est aggravée ces dernières années, notamment avec l’accentuation du manque des précipitations pluviométriques et ses retombées négatives sur l’approvisionnement en eau de la plupart des secteurs.

« Jusqu’au 1er mars 2024, l’année hydrologique en cours, a connu un déficit de 35% au niveau des précipitations, en comparaison avec la moyenne de la même période. Cette situation a affecté négativement le remplissage des barrages de ce bassin enregistrant au 1er mars un taux de 42,7%, contre 59,4% à la même date de l’année dernière », a-t-il affirmé.

Baraka a souligné que plusieurs dispositions ont été prises, notamment celles concernant la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable et industrielle des villes et localités rurales, dans des conditions normales, en plus de la mise en œuvre des circulaires et arrêtés des Walis et Gouverneurs pour le suivi de l’état des ressources en eau dans le bassin et inciter à l’économie de l’eau.

L’approvisionnement en eau potable de la ville d’Oued Laou a également été renforcé, à partir de la nappe souterraine, et la dotation en eau du périmètre d’irrigation de Dar khrofa a été réduite de 60 à 22 millions de mètres cubes au titre de l’année agricole 2023-2024, en fonction de la réserve d’eau, a expliqué le ministre soulignant que la ville d’Imzouren a été reliée à deux forages d’exploitation avec un débit de 80 l/s en 2024.

Le ministre a assuré qu’au vu des difficultés pouvant résulter de cette situation exceptionnelle pour répondre à tous les besoins en eau, le gouvernement s’est penché sur la mise en œuvre de projets structurants dans le bassin du Loukkos, à travers la poursuite de la réalisation de plusieurs projets, notamment le lancement du projet du transfert de l’eau du barrage Oued Al Makhazine vers le barrage Dar Khrofa pour la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable du Grand Tanger, et le lancement de l’étude de réalisation de la station de dessalement de l’eau de mer d’une capacité de 70 millions de m3 pour renforcer l’approvisionnement en eau potable de la ville de Tanger.

A cela s’ajoutent l’installation de barges flottantes au niveau des barrages Dar Khrofa, Kharroub, Mohammed ben AbdelKrim Al Khattabi et Rhiss et la réalisation de forages de connaissance et d’exploitation en milieu rural, ainsi que l’accélération de la réalisation du barrage de Rhiss pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable du système Al Hoceima et la programmation de la réalisation du barrage Ayacha dans la province de Larache, avec une capacité de stockage de 118 millions de m3.

En ce qui concerne le domaine de la protection contre les inondations, Baraka a souligné que d’importants projets ont été lancés pour réduire les effets des inondations dans différentes villes, grandes agglomérations et centres ruraux, d’un coût global estimé à 560 millions de dirhams (MDH)

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