Le ministère des Finances propose d'obliger les entreprises à ne pas dépasser des pourcentages spécifiques de sucre dans leurs produits

03 mars 2022 - 14:29

Le ministère de l’Économie et des Finances a proposé de préparer un cadre juridique pour la promulgation de normes obligatoires selon lesquelles les pourcentages maximaux de teneur en sucre soit déterminés en fonction de la nature du produit.

Les recommandations du ministère ont été reçues  par les parlementaires, hier mercredi, à l’occasion de l’ouverture d’une discussion par le ministère sur l’application d’une taxe intérieure à la consommation sur les matières manufacturées contenant du sucre.

Le ministère a proposé la création d’un groupe de travail composé des secteurs ministériels, des représentants des acteurs économiques et des instances de protection des consommateurs, afin de définir la liste des produits concernés par la taxation, et de définir les modalités et montants de taxation appropriés selon les produits.

Le ministère estime qu’il est nécessaire d’atteindre un consensus sur  les solutions pour assurer un équilibre entre l’amélioration des mécanismes de ciblage des groupes méritant un soutien et de mobilisation des revenus de l’Etat » et « la préservation de la santé des citoyens », et aussi maintenir la compétitivité des entreprises marocaines, surtout dans les circonstances actuelles qui connaissent une forte augmentation des prix des matières premières.

Le ministre délégué chargé du Budget Fouzi Lekjaa, a déclaré hier mercredi, que les filières productrices des produits contenant du sucre souffrent d’obstacles et de défis, en évoquant notamment la contrebande.

Le ministre a expliqué que les produits contenant du sucre sont parmi les produits qui souffrent le plus par le phénomène de contrebande, ajoutant : « La décision de fermer les points de passage de Ceuta et Melilla a contribué à une réduction significative de ce phénomène ».

Le ministre affirme que le soutien de l’État au sucre « coûte très cher et sa consommation est déraisonnable », ajoutant que 25% va aux industries alimentaires.

Le ministre a expliqué que le système de soutien doit être revu à moyen terme, ce qui est nécessaire pour que les familles bénéficient directement du soutien créé pour elles ».

Fouzi Leekja, a indiqué que le taux des subventions du sucre à la consommation s’est élevé à 3,4 milliards de dirhams au cours des cinq dernières années, sur la base d’une consommation annuelle moyenne de 1,2 million de tonnes.

D’autre part, la Fédération nationale des industries alimentaires, membre de la Confédération générale des entreprises du Maroc, a exprimé son rejet de toute démarche comportant l’instauration d’une taxe intérieure à la consommation sur les matières manufacturées contenant du sucre, soulignant que toute démarche de taxation augmentera les prix et obligera les entreprises à recourir à des produits chimiques pour remplacer le sucre.

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