Le spectre des manifestations revient à Fnideq après avoir dépensé environ 10 milliards dans le programme de redressement national en un an

16 mars 2022 - 12:52

Les autorités  tentent d’éviter le retour des manifestations dans la ville frontalière de Fnideq, tout en prévoyant d’arrêter l’emploi de masse dans le cadre du programme de redressement national, où le nombre de bénéficiaires a atteint environ 5 000 personnes, selon les chiffres officiels.

De petites manifestations ont commencé mardi, avec un groupe de manifestantes qui s’est rassemblé près du siège de l’autorité locale et qui était composé d’une trentaine de femmes, qui travaillaient dans le cadre du programme de redressement national dans le cadre des arrangements temporaires que les autorités ont mis en œuvre après les manifestations de l’an dernier.

Une source a déclaré à Alyaoum24 que l’affaire était liée aux femmes employées à Fnideq, dont les salaires ont été retardés d’environ deux mois, et qui ont été payées mardi après le rassemblement.

Les autorités de Mdiq Fnideq ont dépensé environ 100 millions de dirhams pour employer environ 5 000 personnes, en majorité des femmes, dans le cadre du programme du redressement national, depuis avril dernier, selon un responsable local.

Alors que les employés du redressement national perçoivent environ 1 800 dirhams par mois, les autorités envisagent depuis septembre dernier d’arrêter de travailler avec cette méthode en raison des critiques qu’elle suscite, notamment vu de son impact limité sur l’amélioration des conditions de la population locale, sans parler des remarques faites sur la façon dont ces fonds sont dépensés, Et aussi sur la méthodologie d’enregistrement des bénéficiaires.

Cependant, les autorités ont décidé de reporter la suspension du processus en raison des craintes de nouvelles manifestations dans la période post-électorale.

Les autorités prévoient un licenciement progressif des milliers de personnes qui travaillent dans le cadre du programme de redressement national, une source indique que les autorités s’apprêtent à en transférer des centaines vers des projets obtenus par des associations bénéficiant du programme « Awrach », où elles toucheront des salaires allant jusqu’à 2 800 dirhams.

D’autre part, il y aura une tentative  pour intégrer des groupes supplémentaires dans des emplois avec les installations industrielles de la région. En plus, un licenciement progressif réduirait le risque de protestations.

Les projets sur lesquels comptent les autorités dans cette zone, pour pallier la détérioration des conditions de vie  des populations locales, ont pris du retard depuis la fermeture du passage frontalier de Ceuta face aux activités de contrebande fin 2019. Malgré l’existence de la zone d’activités économiques qui a coûté 200 millions de dirhams, elle ne suffit pas à employer un nombre important » de jeunes chômeurs.

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