Le « médiateur » appelle à une avancée politique et à une amnistie pour les journalistes.

14 janvier 2024 - 08:27

L’association marocaine « le Médiateur pour la démocratie et les droits de l’homme » a estimé que l’élection du Maroc à la présidence du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies pour l’année 2024 devrait être « une opportunité pour une série de décisions et de mesures audacieuses visant à renforcer la protection des droits de l’Homme et à les promouvoir dans notre pays ».

Dans un communiqué reçu par le journal « Al Youm24 », le Médiateur considère que 2024 devrait être une année « d’espoir pour une ouverture sur le plan politique et des droits de l’Homme et d’un règlement sage de certains dossiers en suspens ».

À cet égard, « Le Médiateur » estime qu’une « amnistie générale pour tous les détenus liés au mouvement du Rif, ainsi que pour les journalistes et les blogueurs, condamnés et poursuivis, renforcerait l’immunité nationale et le front intérieur, pour la confiance et l’espoir en l’avenir et donnerait une impulsion puissante à la consolidation de la pratique démocratique et au soutien des efforts de développement, qui ne peuvent s’épanouir que dans le climat de la liberté et de la primauté de la loi».

« Le médiateur » a, par ailleurs, appelé à « l’harmonisation des lois nationales aux exigences des pratiques conventionnelles du Maroc ou encore au niveau des politiques publiques et de la gouvernance des institutions chargées des droits de l’Homme et de leur effectivité ».

Pour l’association, la prise par le Maroc de cette nouvelle responsabilité internationale devrait également être « une opportunité pour rattraper le retard relatif à la soumission de certains rapports périodiques nationaux ainsi que la réaction tardive à la liste des questions lorsqu’il s’agit d’adopter une procédure simplifiée, et de prendre en compte les observations finales et les recommandations des organes des traités et faciliter les visites dans le cadre des procédures spéciales (rapporteurs spéciaux) ».

« Le Médiateur » appelle aussi à revoir le cadre réglementaire de la Délégation Interministérielle des droits de l’Homme (DIDH) et d’établir un nouveau plan national dans le domaine de la démocratie et des droits de l’Homme, « un plan global, réaliste et conforme aux normes internationales ».

Pour rappel, l’Ambassadeur représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies à Genève, Omar Zniber, a été élu en tant que président du Conseil des droits de l’homme, le mercredi 10 janvier 2024 et ce pour une durée d’une année.

Il s’agit d’une étape importante, selon l’association, compte tenu de « l’ampleur des responsabilités assumées par le président du Conseil, notamment dans un contexte international où les risques de violations graves des droits de l’Homme augmentent dans plusieurs régions du monde, en particulier en ce qui concerne le génocide et les crimes de guerre commis par les forces d’occupation israéliennes contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza et en Cisjordanie », souligne le communiqué

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