Les autorités marocaines entament des démarches pour le rapatriement des immigrés marocains détenus en Algérie

12 mars 2022 - 11:27

Alyaoum24, a appris que le consulat du Maroc en Algérie avait pris contact avec  des immigrés marocains en situation irrégulière détenus dans les prisons algériennes, dans l’intention de les rapatrier, suite aux appels répétés de ces immigrés demandant au gouvernement marocain d’intervenir afin de les rapatrier vers le Maroc en raison des mauvais traitements qu’ils subissent de la part des autorités du pays voisin.

Cette nouvelle a été confirmée par Fatima Al-Zahra Al-Idrisi Boughanbour, militante des droits de l’homme,  qui affirme dans sa déclaration à « Alyaoum 24 », notant qu’elle « a pris contact avec un certain nombre de détenus marocains en Algérie, qui assurent  que le consulat marocain les a informés de la date de leur rapatriement le 22 mars.

Alyaoum24, a reçu des appels de citoyens marocains, qui ont été arrêtés en Algérie il y a quelques mois et vivent dans des conditions difficiles dans des centres de détention de plusieurs villes algériennes, exhortant les autorités marocaines pour les déporter.

La militante des droits de l’homme, qui est en contact avec un certain nombre de migrants et leurs proches, a expliqué qu' »ils ne connaissent pas encore la méthode de leur expulsion, et si celle-ci aura lieu de l’Algérie vers le Maroc, compte tenu de la crise diplomatique, ou seront-ils expulsés par la Tunisie, et placés là-bas avec d’autres Marocains, dont certains se trouvent au siège du Croissant rouge, selon la même porte-parole, « d’autres errent dans les rues de Tunis et parfois à proximité de l’ambassade du Maroc ».  »

La porte-parole a confirmé que certains de ces détenus se trouvaient dans une prison en Libye, et leurs familles ont envoyé une rançon  pour qu’ils soient libérés ; Cependant, ils sont entrés sur le territoire algérien pour passer au Maroc, mais ils ont été arrêtés par les autorités algériennes, et ils vivent dans des conditions psychologiques et sanitaires difficiles en raison des conditions de leur détention pendant de longues périodes, sans travailler à leur libération et à leur renvoi vers le Maroc.

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