Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a affirmé jeudi se sentir « un peu plus optimiste » à l’issue de discussions « très constructives » avec les États-Unis au sujet du Groenland, tenues à Washington.
« Nous avons eu hier la première réunion de haut niveau consacrée au dossier groenlandais », a-t-il déclaré en marge d’une réunion de l’Union européenne à Bruxelles. « Le ton et l’atmosphère ont été très constructifs et de nouvelles rencontres sont prévues. Rien n’est réglé, mais nous avançons », a-t-il ajouté, soulignant qu’il était « aujourd’hui un peu plus optimiste qu’il y a une semaine ».
Ces échanges interviennent après le recul du président américain Donald Trump, qui avait récemment brandi la menace de prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome du Danemark, membre de l’UE et de l’OTAN. « Il y a eu une dérive, les choses s’étaient dangereusement tendues, mais nous sommes revenus sur la bonne voie », a commenté le chef de la diplomatie danoise.
Les déclarations de Donald Trump avaient plongé l’OTAN dans l’une de ses crises internes les plus sérieuses de ces dernières années. Le président américain a toutefois mis en sourdine ses menaces après avoir évoqué un accord « cadre » avec le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, visant à renforcer l’influence et la présence américaines dans l’Arctique.
« J’ai répété à plusieurs reprises que nous partageons les préoccupations sécuritaires des États-Unis concernant l’Arctique. C’est une question que nous souhaitons traiter dans une coopération étroite », a insisté Lars Løkke Rasmussen.
Dans ce contexte, l’OTAN devrait intensifier ses activités dans l’Arctique. Parallèlement, le Danemark et le Groenland pourraient engager avec l’administration Trump une renégociation du traité de 1951 encadrant le déploiement des forces américaines sur l’île, un dossier sensible au cœur des équilibres stratégiques dans le Grand Nord.
