Le Maroc demeure un partenaire essentiel de l’Union européenne dans le voisinage méridional. C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur de l’UE à Rabat, Dimitar Tsantchev, lors d’une conférence de presse organisée à Bruxelles, selon un communiqué de la délégation européenne au Maroc.
Le diplomate a souligné que le Royaume figure parmi les principaux bénéficiaires des financements européens en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. La rencontre, organisée conjointement par la délégation de l’UE au Maroc et la Banque européenne d’investissement, a permis de dresser le bilan de la coopération en 2025 et de présenter les priorités stratégiques pour 2026.
Selon le communiqué, le partenariat repose sur « une confiance mutuelle et des intérêts communs ». Bruxelles entend approfondir cette coopération, notamment à travers le futur « Pacte pour la Méditerranée » et l’initiative « Global Gateway », deux cadres destinés à soutenir des projets structurants.
En 2025, le volume global de la coopération technique et financière a atteint près de 3,5 milliards de dirhams (environ 350 millions de dollars). L’UE demeure le premier partenaire commercial du Maroc, tandis que le Royaume conserve son statut de premier partenaire africain de l’Union.
Plus des deux tiers des exportations marocaines sont destinés au marché européen, représentant près de 17 % du PIB national. Inversement, plus de la moitié des importations marocaines proviennent de l’Union européenne. Cette interdépendance, a rappelé Tsantchev, constitue un levier de croissance, de création d’emplois et de stabilité sur les deux rives de la Méditerranée.
Le « Pacte pour la Méditerranée », attendu avant la fin de l’année, vise à renouveler et renforcer le cadre stratégique du partenariat euro-méditerranéen. Quant à l’initiative « Global Gateway », lancée en 2021, elle ambitionne de mobiliser des investissements dans les infrastructures, l’énergie, les transports et les matériaux stratégiques, tout en offrant une alternative aux grands projets d’influence internationaux, notamment en matière d’infrastructures.
Bruxelles mise ainsi sur une coopération renforcée avec Rabat dans un contexte géopolitique marqué par la recomposition des équilibres économiques et énergétiques en Méditerranée.
