Le Mexique cherche à revenir à la normale après la vague de violences déclenchée dimanche dans au moins seize États du pays à la suite de la mort, lors d’une opération militaire, de Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho, chef du Cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), l’un des groupes criminels les plus puissants du pays.
Si plusieurs régions ont progressivement repris leurs activités ce lundi, certaines zones maintiennent la suspension des cours et des mesures de précaution en raison de tensions persistantes. Des blocages routiers, des véhicules incendiés et divers incidents sécuritaires ont été signalés dans plusieurs États, dans ce qui apparaît comme une réaction directe du cartel après la disparition de son dirigeant.
La mort d’« El Mencho » est perçue par les autorités comme une avancée importante dans la lutte contre le crime organisé. Le CJNG s’est imposé ces dernières années comme un acteur central du narcotrafic au Mexique, avec une forte capacité d’expansion et un niveau de violence élevé. Toutefois, l’onde de choc provoquée par cette opération souligne aussi les limites et les risques associés aux stratégies centrées sur l’élimination des chefs de cartels.
La présidente Claudia Sheinbaum doit s’exprimer lors de sa conférence de presse quotidienne, Las Mañaneras, où elle devrait détailler l’évaluation officielle de la situation et les mesures déployées pour stabiliser les zones touchées.
Sur le terrain, les forces fédérales restent mobilisées afin d’assurer le retour progressif à la normale. Pour de nombreux observateurs, les événements illustrent le paradoxe de la politique sécuritaire mexicaine : un succès opérationnel majeur, mais accompagné d’une démonstration immédiate de la capacité de réaction des organisations criminelles.
Au-delà de l’impact immédiat, la séquence relance le débat sur la stratégie à long terme du pays face aux cartels et sur la nécessité de combiner action sécuritaire, présence institutionnelle et politiques sociales durables.
