L’ONG met en garde contre d’éventuelles atteintes aux droits humains durant le Mondial 2026, en particulier aux États-Unis, où se joueront 78 des 104 matchs du tournoi.
Amnesty International a tiré la sonnette d’alarme à l’approche du Mondial 2026, estimant que de “graves risques” pèsent sur les supporters, les populations locales et certains groupes vulnérables, en particulier sur le territoire américain.
Dans un rapport publié ce lundi sous le titre L’humanité doit triompher, l’organisation affirme que les États-Unis traversent une “crise des droits humains”, marquée par des politiques migratoires discriminatoires, des arrestations massives et des contrôles arbitraires menés par les services de l’immigration et des frontières sous la présidence de Donald Trump.
La principale inquiétude porte sur le fait que 78 des 104 matchs prévus entre le 11 juin et le 19 juillet 2026 se dérouleront aux États-Unis, ce qui expose des milliers de supporters internationaux à des risques potentiels de contrôles fondés sur le profil ethnique ou racial.
Amnesty souligne également l’absence de garanties claires de la part de la FIFA et des autorités américaines concernant la protection contre les arrestations arbitraires, les expulsions illégales ou les restrictions d’accès visant certains ressortissants étrangers.
Les supporters venant de pays comme l’Iran, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire pourraient notamment faire face à des difficultés d’entrée liées aux politiques migratoires en vigueur.
L’organisation évoque aussi une surveillance intrusive des réseaux sociaux et des appareils numériques, ainsi que les préoccupations exprimées par les communautés LGBTQI+ quant à leur visibilité durant la compétition.
À moins de trois mois du coup d’envoi, Amnesty appelle la FIFA à agir rapidement afin de garantir un tournoi respectueux des droits fondamentaux et de la sécurité de tous les participants.
