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Le chef de la diplomatie pakistanaise en Chine au cœur d’une tentative de médiation entre l’Iran et les États-Unis

31 mars 2026 - 10:30

La diplomatie asiatique intensifie ses efforts pour contenir l’escalade au Moyen-Orient. La visite du chef de la diplomatie pakistanaise à Pékin intervient à un moment charnière, alors qu’Islamabad tente de s’imposer comme médiateur entre Téhéran et Washington avec l’appui de la Chine.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, est arrivé ce mardi à Pékin pour une rencontre avec son homologue chinois, Wang Yi, dans le cadre des efforts diplomatiques visant à ouvrir une voie de médiation entre l’Iran et les États-Unis.

Selon un bref communiqué de la diplomatie chinoise, les discussions porteront sur « les conflits internationaux et régionaux en cours », avec un accent particulier sur la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis le 28 février.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a souligné que la Chine et le Pakistan entretiennent un partenariat stratégique fondé sur la confiance mutuelle et une convergence de vues sur les grands dossiers régionaux. Elle a indiqué que les deux ministres entendent réaffirmer leur soutien commun à la paix, à la justice et à la stabilité régionale.

Cette visite intervient alors qu’Islamabad affirme avoir reçu des signes de confiance à la fois de Washington et de Téhéran pour faciliter des contacts diplomatiques en vue d’un accord global et durable. L’Iran a toutefois précisé qu’il n’existe pas, à ce stade, de négociations directes avec les États-Unis, évoquant uniquement des échanges de messages via des intermédiaires.

Avant son déplacement en Chine, Ishaq Dar avait mené à Islamabad une série de consultations avec les chefs de la diplomatie saoudienne, turque et égyptienne, qui ont exprimé leur plein soutien à cette initiative de paix.

Pékin joue un rôle déterminant dans cette séquence. Vendredi dernier, Wang Yi avait déjà fait savoir que la Chine était prête à renforcer sa coordination stratégique avec le Pakistan afin de favoriser la fin des hostilités. Le ministre chinois avait insisté sur la nécessité du dialogue pour empêcher l’extension du conflit et préserver la navigation dans le détroit d’Ormuz, artère énergétique vitale pour les importations chinoises.

Cette visite confirme la montée en puissance d’un axe diplomatique asiatique cherchant à imposer une solution politique à une guerre dont les répercussions dépassent largement le cadre régional.

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