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Le crédit bancaire au secteur non financier en hausse de 5,8 % en février, selon Bank Al-Maghrib

31 mars 2026 - 10:42

Le crédit bancaire au secteur non financier au Maroc a poursuivi sa progression en février, porté principalement par le financement des entreprises privées et publiques. Les dernières données de la banque centrale traduisent une dynamique plus soutenue de l’activité de crédit, malgré une vigilance persistante sur les créances en souffrance.

Les crédits bancaires accordés au secteur non financier au Maroc ont enregistré une progression annuelle de 5,8 % en février 2026, contre 5,4 % un mois auparavant, selon la dernière note sur les statistiques monétaires publiée par Bank Al-Maghrib.

Cette évolution s’explique principalement par la hausse des financements accordés aux entreprises non financières, aussi bien privées que publiques. Les crédits destinés aux entreprises privées ont progressé de 3,6 %, après 3,1 % en janvier, tandis que ceux alloués aux entreprises publiques ont atteint 6,3 %, contre 5,6 % le mois précédent.

Du côté des ménages, le rythme de croissance des crédits bancaires est resté globalement stable à 3,4 %, confirmant une évolution modérée des prêts à la consommation et à l’habitat.

Selon la ventilation par finalité économique, la tendance annuelle fait apparaître une réduction du recul des facilités de trésorerie, dont la baisse s’est limitée à 2,9 %, ainsi qu’une quasi-stabilité des crédits immobiliers à 3,6 % et des crédits à la consommation à 3,9 %.

La progression la plus marquée concerne les crédits à l’équipement, qui ont bondi de 21 %, traduisant une reprise plus soutenue de l’investissement productif, notamment dans le secteur privé.

Dans le détail, les prêts accordés aux entreprises privées ont vu leur rythme de croissance s’accélérer à 13,6 %, alors que ceux destinés aux entreprises publiques non financières ont ralenti à 18,9 %.

S’agissant des créances en souffrance, celles-ci ont augmenté de 5,1 %, après 4,6 % en janvier. Leur part dans l’encours global des crédits s’est stabilisée à 8,4 %, contre 8,3 % le mois précédent, un niveau qui continue d’appeler à la prudence quant à la qualité du portefeuille bancaire.

Ces indicateurs confirment une dynamique de financement relativement solide de l’économie marocaine, avec une orientation plus favorable à l’investissement, tout en maintenant une attention particulière sur l’évolution du risque de crédit.

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