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Le Conseil de la concurrence consulte les principaux acteurs du marché des carburants face à la hausse des prix du pétrole

01 avril 2026 - 07:30

Le Conseil de la concurrence a annoncé avoir tenu des séances d’audition avec les principaux opérateurs du marché national de distribution du gasoil et de l’essence, afin d’examiner la corrélation entre l’évolution des prix de référence internationaux observée entre le 1er et le 16 mars 2026 et son impact sur les coûts d’approvisionnement ainsi que sur les prix pratiqués au Maroc.

Ces consultations s’inscrivent dans le cadre des missions de veille et de suivi du bon fonctionnement concurrentiel des marchés, a précisé l’institution dans une note publiée mardi.

Le Conseil relève que, malgré la hausse continue des prix internationaux du gasoil et de l’essence raffinés sur la période étudiée, la répercussion sur les prix à la pompe au niveau national demeure différenciée selon les produits.

Concernant le gasoil, la hausse enregistrée sur les marchés internationaux ne s’est pas totalement reflétée dans les prix de vente au détail, avec un écart notable de -0,89 dirham par litre. À l’inverse, pour l’essence, la transmission a été supérieure à la hausse observée à l’international, avec une augmentation de +0,17 dirham par litre.

La note fait également état de disparités dans les prix de cession appliqués par les distributeurs aux gestionnaires de stations-service, avec des écarts atteignant 0,20 dirham par litre pour le gasoil, soit près de 10 % de la hausse moyenne constatée.

Le Conseil souligne toutefois que, malgré ces écarts relativement limités en amont, les conditions de concurrence locale tendent à favoriser des comportements d’ajustement des prix au niveau de la vente au détail.

S’agissant du rythme de révision des prix tous les quinze jours, l’institution a engagé des concertations avec les acteurs du secteur afin d’examiner la possibilité de faire évoluer cette pratique, dans le but d’améliorer le fonctionnement concurrentiel du marché tout en préservant ses équilibres.

Le Conseil replace par ailleurs cette évolution dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, lesquelles alimentent une hausse rapide des prix du brut et des produits raffinés.

En tant qu’économie fortement dépendante des importations énergétiques, le Maroc reste particulièrement exposé à ces fluctuations, qui influencent directement les conditions d’approvisionnement et la formation des prix sur le marché national.

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