Le Maroc s’apprête à accueillir, du 7 au 9 avril à Marrakech, la quatrième édition de GITEX Africa, un rendez-vous devenu en quelques années l’une des plus importantes plateformes technologiques du continent.
Selon les données communiquées par les organisateurs, l’édition 2026 s’annonce comme celle de tous les records, avec plus de 1 450 entreprises exposantes et start-up, plus de 400 investisseurs internationaux, des participants issus de plus de 130 pays et une affluence attendue dépassant les 50 000 visiteurs. Les chiffres officiels évoquent même un potentiel de 55 000 participants.
Au-delà de la dimension événementielle, cette montée en puissance illustre le positionnement croissant du Royaume comme carrefour technologique africain et méditerranéen, dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique et la course mondiale à l’intelligence artificielle.
Le salon mettra cette année l’accent sur plusieurs secteurs stratégiques : IA, cybersécurité, fintech, infrastructures cloud, data centers, mobilité intelligente, agriculture technologique et santé numérique.
Pour Rabat, l’enjeu dépasse largement le cadre d’un salon professionnel. GITEX Africa s’impose désormais comme une vitrine de l’écosystème numérique national, un levier d’attractivité pour les capitaux étrangers et un accélérateur de croissance pour les jeunes pousses marocaines.
La ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, figure parmi les principales intervenantes de cette édition, aux côtés de responsables internationaux et de représentants des grandes institutions technologiques.
Les organisateurs mettent également en avant la montée en puissance des start-up marocaines, avec un accompagnement renforcé dans les domaines de l’intelligence artificielle appliquée, des services numériques et de la souveraineté technologique.
L’événement devrait aussi consacrer une place importante aux enjeux liés à la Coupe du monde 2030, notamment à travers les thématiques des smart stadiums, de la sports tech et des infrastructures numériques intelligentes, un axe particulièrement stratégique pour le Maroc.
À travers cette nouvelle édition, Marrakech se confirme comme une place forte de la tech africaine, tandis que le Maroc cherche à consolider son ambition de devenir non plus seulement consommateur, mais concepteur et exportateur de solutions technologiques, notamment dans le champ de l’intelligence artificielle.
