Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a dévoilé l’ampleur de l’impact de la guerre sur le budget de l’État en ce qui concerne le maintien des prix du gaz butane, de l’électricité et du transport public à leurs niveaux d’avant son déclenchement.
S’exprimant lors du point de presse du porte-parole du gouvernement, tenu à l’issue de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, Lekjaa a indiqué que « le gouvernement suit de manière précise et continue toutes les fluctuations des prix de l’énergie au niveau international, en raison de leurs répercussions sur l’ensemble des activités économiques ».
Le ministre a expliqué que « la première mesure consiste à préserver le prix actuel du gaz butane, en particulier pour l’usage domestique, l’État prenant en charge 78 dirhams pour chaque bouteille », rappelant qu’« avant la crise, la contribution publique était de 30 dirhams par bonbonne de 12 kg ».
Le responsable gouvernemental a ajouté qu’une enveloppe de 600 millions de dirhams par mois a été mobilisée afin de maintenir le prix du gaz butane à son niveau d’avant-crise, à laquelle s’ajoutent 400 millions de dirhams par mois pour préserver les tarifs de l’électricité, ainsi que 648 millions de dirhams destinés au soutien des professionnels du transport, soit un total de 1,648 milliard de dirhams, l’équivalent de près de 164,8 milliards de centimes.
Lekjaa a également souligné que, lorsqu’il est question des prix de l’énergie, « ce ne sont pas uniquement les coûts directs des ressources énergétiques qui sont concernés, mais tout ce qui y est lié, du transport maritime au transport aérien », précisant que les effets se répercutent sur l’ensemble des économies mondiales.
Selon les chiffres avancés par le ministre, le prix du baril de pétrole a enregistré une hausse de 44 % au cours du mois de mars, tandis que celui du gasoil a progressé de 75 %. Il a précisé que le prix moyen du gasoil durant cette même période a atteint 1.260 dollars, contre 717 dollars avant le début de la crise.
Toujours selon le ministre, le prix du gaz butane a augmenté de 38 %, celui du fioul de 60 %, et celui du gaz naturel de 63 % au cours du mois de mars, ajoutant qu’il s’agit de « la situation réelle des prix des produits énergétiques durant ce mois ».
