>

L’Égypte pousse Téhéran vers le dialogue avant l’ultimatum final de Trump

05 avril 2026 - 12:54

À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé par Donald Trump à Téhéran, l’Égypte a intensifié ses efforts diplomatiques pour éviter une nouvelle déflagration au Moyen-Orient.

Le Caire a appelé ce dimanche l’Iran à « privilégier le dialogue » et à faire preuve de « retenue », alors que l’échéance fixée par Washington arrive à son terme et que la menace de frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes se précise.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a multiplié les échanges téléphoniques avec son homologue iranien Abbas Araqchi, l’émissaire américain Steve Witkoff, ainsi qu’avec plusieurs capitales régionales, dans une tentative de désescalade de dernière minute.

L’enjeu dépasse le seul terrain militaire.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, reste au cœur de la crise. Toute fermeture prolongée ou toute frappe sur les installations énergétiques iraniennes risquerait de provoquer un choc sur les marchés mondiaux.

Pour l’Égypte, déjà confrontée à une conjoncture économique tendue, la flambée potentielle des prix du pétrole constitue une menace directe. Cette médiation confirme le rôle croissant du Caire, aux côtés de la Turquie et du Pakistan, dans la nouvelle architecture diplomatique régionale. À mesure que l’ultimatum approche, toute la région retient son souffle.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *