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Gazoduc Maroc-Nigeria : signature imminente d’un accord intergouvernemental pour un méga-projet de 25 milliards de dollars

14 avril 2026 - 11:39

Le Maroc et le Nigeria s’apprêtent à franchir une étape décisive dans le lancement du gazoduc Afrique-Atlantique. D’un coût estimé à 25 milliards de dollars, ce projet stratégique vise à renforcer la sécurité énergétique régionale et à consolider la position du Royaume comme hub énergétique entre l’Afrique et l’Europe.

Une nouvelle étape majeure se profile pour le projet de gazoduc reliant le Maroc au Nigeria. Selon les dernières déclarations d’Amina Benkhadra, directrice générale de Office national des hydrocarbures et des mines, les deux pays prévoient de signer cette année un accord intergouvernemental officialisant le lancement de ce chantier énergétique continental.

Connu sous le nom de Gazoduc Afrique-Atlantique, le projet a considérablement progressé après l’achèvement des études de faisabilité et des avant-projets d’ingénierie, ouvrant ainsi la voie à la phase d’exécution.

Long d’environ 6.800 à 6.900 kilomètres, dont une grande partie offshore, l’ouvrage affichera une capacité de 30 milliards de mètres cubes par an. Une part importante du volume transporté sera destinée au marché marocain et aux pays traversés, tandis que le surplus sera orienté vers l’exportation, notamment vers les marchés européens.

Le projet bénéficie d’un appui régional important, notamment de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, avec la mise en place attendue d’une structure de gouvernance au Nigeria réunissant les représentants des 13 pays participants afin d’assurer la coordination politique et réglementaire.

Dans le même temps, une société commune devrait être créée au Maroc entre l’ONHYM et Nigerian National Petroleum Company, chargée du financement, de la construction et de l’exploitation du pipeline.

Au-delà de son volet purement énergétique, le projet est présenté comme un puissant levier de développement pour l’Afrique de l’Ouest, en soutenant la production électrique, l’industrialisation et les activités minières dans plusieurs pays du corridor atlantique.

Le déploiement se fera par étapes : la première phase reliera le Maroc aux champs gaziers de la Mauritanie et du Sénégal, ainsi que le Ghana à la Côte d’Ivoire, avant l’extension finale vers les gisements nigérians. Les premières livraisons de gaz sont attendues à partir de 2031, faisant de cette infrastructure l’un des projets énergétiques les plus ambitieux du continent pour la prochaine décennie.

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