Le Maroc s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux référents africains en matière de consolidation démocratique et de transparence électorale. C’est le constat formulé lundi à Rabat par Bankole Adeoye, Commissaire de l’Union africaine aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité.
S’exprimant en marge de la cinquième édition de la formation des observateurs électoraux de l’Union africaine, le responsable africain a salué le rôle du Royaume, affirmant que, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a ouvert la voie à plusieurs pays africains dans la construction d’une démocratie continentale solide, reposant sur des élections transparentes, crédibles et conformes aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’UA.
Selon lui, les cinq dernières années ont permis de démontrer que Rabat ne se limite pas à un simple soutien institutionnel, mais agit comme un véritable laboratoire africain de gouvernance démocratique, en accompagnant la formation d’observateurs électoraux capables d’intervenir dans toutes les phases du processus électoral : avant, pendant et après le scrutin.
Le programme actuellement en cours réunit 87 observateurs électoraux potentiels issus de plusieurs États africains, dans le cadre d’une stratégie continentale visant à renforcer la crédibilité des élections et la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.
Bankole Adeoye a également annoncé que l’Union africaine travaille à la création d’un Observatoire africain des élections, destiné à fédérer les experts formés dans ce domaine et à consolider les mécanismes de suivi électoral à l’échelle continentale.
Dans la même dynamique, l’UA prépare la mise en place d’un indice africain de la démocratie, qui permettra de fournir des données fiables aux médias, aux chercheurs et aux plateformes numériques, tout en facilitant l’anticipation des nouveaux défis liés à la désinformation, à l’intelligence artificielle et aux manipulations numériques des scrutins.
Le responsable africain a également évoqué une future collaboration avec le Policy Center for the New South afin d’approfondir la réflexion sur la digitalisation de la démocratie, l’impact de l’IA sur les processus électoraux et le renforcement de la participation politique des jeunes.
En parallèle, il a indiqué avoir échangé avec Nasser Bourita sur plusieurs questions stratégiques liées à la paix, à la stabilité et à la démocratie sur le continent, ainsi que sur différents dossiers d’intérêt commun entre le Maroc et l’Union africaine.
Bankole Adeoye a enfin réaffirmé l’engagement permanent de l’Union africaine en faveur de la paix et de la gouvernance démocratique, en insistant sur le rôle central des jeunes, des femmes et de la société civile, qu’il a qualifiés de véritables « défenseurs de la démocratie ».
À Rabat, le message porté par l’Union africaine est limpide : la démocratie africaine ne se construira durablement que par des institutions crédibles, des élections transparentes et une souveraineté politique assumée par les Africains eux-mêmes.
