Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a pris part mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, consacrée aux attaques iraniennes jugées illégales contre plusieurs États arabes.
Cette réunion exceptionnelle s’inscrit dans une série de concertations arabes visant à examiner les agressions répétées attribuées à Iran contre des pays arabes, ainsi que leurs répercussions directes sur la stabilité régionale, la sécurité collective et l’équilibre international. L’objectif affiché était clair : dégager une position arabe unifiée face à ces violations répétées et contrer toute tentative de déstabilisation.
Dans ce contexte, le Royaume du Maroc a réaffirmé, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, sa condamnation ferme de toutes les agressions iraniennes visant des pays arabes frères, tout en exprimant sa pleine solidarité avec ces États et son soutien aux mesures qu’ils prennent pour défendre leur souveraineté, protéger leurs citoyens et garantir la sécurité de leurs territoires dans le respect du droit international.
Rabat maintient ainsi une ligne diplomatique constante : refus de toute atteinte à l’intégrité territoriale des États arabes, attachement à la stabilité régionale et priorité donnée aux solutions politiques conformes à la légalité internationale.
Le Maroc a également figuré parmi les premiers pays à saluer l’annonce d’une trêve entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que l’ouverture de négociations entre les deux parties, exprimant l’espoir qu’un accord politique durable puisse mettre fin aux tensions et aux menaces qui pèsent sur la région.
Cette double position — fermeté face aux agressions et soutien à la désescalade diplomatique — illustre l’approche marocaine fondée sur l’équilibre entre solidarité arabe, prudence stratégique et recherche de stabilité durable.
La réunion a été convoquée à l’initiative du Bahreïn, qui assure actuellement la présidence du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, dans un climat régional particulièrement sensible, marqué par la trêve entre Washington et Téhéran mais aussi par une vigilance persistante quant à l’évolution des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.
Pour Rabat, la sécurité du monde arabe ne peut être dissociée ni du respect de la souveraineté des États ni de la nécessité de contenir toute logique d’escalade susceptible d’ouvrir de nouveaux foyers de crise.
