L’Autriche a exprimé, mercredi à Vienne, un soutien diplomatique significatif à la Résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies, en considérant qu’une « véritable autonomie sous souveraineté marocaine » pourrait constituer l’une des solutions les plus réalistes pour clore le différend régional autour du Sahara marocain.
Cette position a été officialisée dans un communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre entre Beate Meinl-Reisinger et Nasser Bourita, en visite de travail dans la capitale autrichienne.
Le texte souligne que Vienne soutient pleinement la Résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2025, laquelle renforce les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel afin de relancer les négociations sur la base de l’initiative marocaine d’autonomie.
L’Autriche considère ainsi que ce cadre constitue une base crédible pour parvenir à une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable », tout en saluant explicitement la disposition du Maroc à détailler davantage les modalités concrètes d’une autonomie exercée dans le respect de la souveraineté nationale.
Cette évolution diplomatique est particulièrement significative, car elle marque un glissement important dans la position autrichienne, désormais plus explicite dans son appui à l’approche marocaine. Rabat y voit un signal supplémentaire du consensus international croissant autour de l’initiative d’autonomie, portée depuis des années par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Pour le Maroc, cette dynamique internationale confirme que la question du Sahara s’oriente de plus en plus vers une reconnaissance pragmatique de la solution d’autonomie comme seule issue réaliste, loin des impasses idéologiques et des logiques de blocage.
La visite de Nasser Bourita à Vienne s’inscrit ainsi dans une séquence diplomatique plus large où Rabat consolide ses soutiens européens sur ce dossier stratégique, après plusieurs positions similaires exprimées ces derniers mois par différents partenaires de l’Union européenne.
Avec cette nouvelle prise de position, l’Autriche rejoint plus clairement le courant européen qui considère désormais l’autonomie sous souveraineté marocaine non comme une hypothèse parmi d’autres, mais comme la voie la plus crédible vers un règlement définitif.
