>

La ministre des Finances reconnaît l’impact de la hausse des carburants sur le pouvoir d’achat

27 avril 2026 - 17:17

La ministre marocaine de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a admis que la flambée des prix des carburants pèse directement sur le pouvoir d’achat des citoyens. Elle assure que le gouvernement traite ce dossier avec une approche sociale, tout en maintenant les grands équilibres budgétaires et en accélérant la transition énergétique.

La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a reconnu que la hausse continue des prix des carburants affecte directement le pouvoir d’achat des Marocains, affirmant que le gouvernement aborde cette situation « avec un sens social » et une responsabilité économique.

Répondant à une question orale à la Chambre des représentants, la ministre a déclaré : « J’adresse un message aux citoyens : nous sommes pleinement conscients de l’augmentation des prix des carburants, liée à la hausse des coûts du transport et des chaînes d’approvisionnement, ce qui a inévitablement affecté le pouvoir d’achat. »

Elle a insisté sur le fait que l’Exécutif ne se limite pas à une approche purement technique : « Le gouvernement ne traite pas cette question uniquement de manière technique, mais avec une sensibilité sociale, tout en préservant la responsabilité financière et économique. »

Selon Nadia Fettah Alaoui, il est impossible d’analyser les prix sans prendre en compte le contexte international. Elle a rappelé que la guerre a provoqué une hausse des prix du pétrole comprise entre 40 % et 65 %, portant le baril jusqu’à 110 dollars.

La ministre a également évoqué l’intervention engagée par le gouvernement depuis le 15 mars, précisant que celle-ci représente un coût mensuel de 1,6 milliard de dirhams.

Elle estime que le choix gouvernemental reste « responsable », en privilégiant des mesures conjoncturelles pour amortir le choc, tout en conservant des marges pour mener les grandes réformes financières et accélérer les investissements dans les énergies renouvelables.

Pour la ministre, ces dernières constituent « le choix stratégique » du Maroc, préférable au raffinage classique, afin de garantir l’indépendance énergétique du pays sans compromettre son avenir économique.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *