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Le Maroc rejoint les Accords d’Artemis : Washington se félicite d’une alliance qui s’étend désormais à l’espace

30 avril 2026 - 09:55

Rabat – Les États-Unis ont salué, mercredi, l’adhésion du Maroc aux Accords d’Artemis, estimant que cette nouvelle étape marque l’extension naturelle d’un partenariat stratégique historique vers un nouveau domaine : l’espace.

À l’issue de sa rencontre à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, le Secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau a exprimé la satisfaction de Washington face à cette évolution, affirmant que les États-Unis étaient « ravis » de voir leur alliance avec le Royaume s’élargir au secteur spatial.

Cette déclaration est intervenue après la signature officielle par le Maroc des Accords d’Artemis, acte qui consacre l’adhésion du Royaume à cette initiative internationale portée par les États-Unis pour encadrer l’exploration spatiale civile sur des bases pacifiques, transparentes et coopératives.

Pour Christopher Landau, cette adhésion illustre non seulement la solidité des relations bilatérales entre Rabat et Washington, mais aussi la place croissante du Maroc dans les grands enjeux technologiques et stratégiques mondiaux.

Le responsable américain a souligné que l’élargissement constant des Accords d’Artemis — qui comptent désormais 64 pays signataires — témoigne de « l’attrait universel » de cette vision fondée sur une exploration spatiale responsable et partagée.

Lancée dans le cadre du programme lunaire Artemis de la NASA, cette initiative vise à établir un cadre international pour l’exploration pacifique de la Lune, de Mars et d’autres corps célestes, tout en garantissant le respect du droit international et la prévention des conflits dans l’espace.

Les Accords reposent sur plusieurs principes fondamentaux : la transparence entre les États, le partage des données scientifiques, l’assistance mutuelle en cas d’urgence, l’utilisation pacifique de l’espace, ainsi que la préservation du patrimoine spatial et la durabilité des activités extra-atmosphériques.

Ils abordent également la question sensible de l’exploitation des ressources spatiales, en cherchant à établir des règles communes pour éviter les rivalités géopolitiques dans ce nouveau champ stratégique.

L’adhésion du Maroc revêt ainsi une dimension à la fois diplomatique, scientifique et géopolitique. Elle confirme la volonté du Royaume de renforcer sa présence dans les secteurs d’avenir et d’inscrire sa coopération internationale dans les domaines les plus avancés de l’innovation.

Pour Rabat, cette signature s’inscrit dans une logique plus large de diversification des partenariats technologiques et de consolidation de son positionnement comme acteur crédible sur les grands dossiers globaux.

Au-delà de sa portée symbolique, ce rapprochement spatial entre le Maroc et les États-Unis reflète une réalité plus profonde : les alliances stratégiques du XXIe siècle ne se jouent plus uniquement sur terre, mais aussi dans l’espace.

 

 

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