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Le Japon salue le passage d’un pétrolier par Ormuz et insiste sur la liberté de navigation

30 avril 2026 - 10:12

Le gouvernement japonais a qualifié de « positif » le passage du pétrolier lié à Idemitsu Kosan par le détroit d’Ormuz, une route stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial au cœur des tensions entre l’Iran et les États-Unis.

Le Japon a salué mercredi le passage par le détroit d’Ormuz d’un pétrolier lié au groupe pétrochimique Idemitsu Kosan, chargé de deux millions de barils de brut et en route vers le port de Nagoya.

Le ministère japonais des Affaires étrangères a qualifié cette traversée de « positive », soulignant qu’elle revêt aussi une dimension stratégique pour la sécurité énergétique nationale.

« Le gouvernement japonais considère que le passage de ce navire lié au Japon constitue un fait positif, y compris du point de vue de la protection des citoyens japonais », a indiqué la diplomatie nippone dans un communiqué.

Selon Tokyo, le navire a franchi le détroit ce mercredi et poursuit actuellement sa route vers le Japon.

Il s’agit de l’Idemitsu Maru, un pétrolier battant pavillon panaméen et exploité par une filiale d’Idemitsu Kosan. Le navire avait chargé du brut saoudien en mars et devrait arriver à Nagoya à la mi-mai, selon les données de MarineTraffic.

La chaîne iranienne Press TV a affirmé que le passage avait nécessité une coordination avec Téhéran, mais des sources officielles japonaises ont assuré que Tokyo n’avait versé aucun droit de passage à l’Iran.

Le détroit d’Ormuz reste l’un des points les plus sensibles de la géopolitique mondiale. Environ 20 % du pétrole mondial y transite habituellement, ainsi que du gaz et d’autres marchandises stratégiques.

Depuis le début de la guerre le 28 février, l’Iran exerce un contrôle strict sur cette voie maritime, tandis que Washington a instauré un blocus naval des ports iraniens depuis le 13 avril.

Même si le président américain Donald Trump a récemment prolongé le cessez-le-feu avec Téhéran pour favoriser le dialogue, les négociations restent bloquées et les incertitudes persistent sur les marchés énergétiques.

Des responsables japonais rappellent que d’autres navires ne peuvent toujours pas circuler librement dans la zone et appellent à des garanties internationales sur la sécurité maritime.

Pour Tokyo, la traversée de l’Idemitsu Maru dépasse largement le cadre commercial : elle devient un véritable test diplomatique dans une région sous haute tension.

 

 

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