Lors de son intervention à New York, Donald Trump a déclaré que les États-Unis ne permettraient pas à Israël d’annexer la Cisjordanie. Une annonce qui intervient alors que Mahmoud Abbas s’est adressé à l’Assemblée générale de l’ONU par message vidéo, appelant au plein respect de l’État palestinien et excluant tout rôle futur de Hamas dans la gouvernance de Gaza.
Cette prise de position américaine intervient à la veille du discours de Benyamin Netanyahou à la tribune onusienne, et dans un climat de manifestations propalestiniennes dans les rues de New York. Elle surprend par son fermeté, d’autant plus que Trump s’est souvent montré indulgent avec les gouvernements israéliens successifs et n’a jamais caché sa proximité avec leurs priorités sécuritaires.
Ce contraste souligne une équation fragile, où Washington affirme vouloir bloquer l’annexion tout en consolidant ses liens stratégiques avec Tel-Aviv. Pour de nombreux observateurs, cette posture traduit moins une rupture qu’un ajustement tactique destiné à renforcer l’image d’un président capable de jouer le rôle d’arbitre. Mais la crédibilité de Trump demeure fragile, car ses déclarations se contredisent souvent avec ses actes.
Pour l’opinion publique marocaine, sensible à la cause palestinienne, le signal venu de Washington sera perçu comme un élément à suivre de près. Reste à savoir si ce refus verbal se traduira en mesures concrètes, ou s’il ne s’agit que d’une mise en scène supplémentaire dans la longue histoire de la diplomatie américaine au Proche-Orient.
