La sélection marocaine a décroché une victoire laborieuse contre le Bahreïn (1-0), ce jeudi au complexe sportif Moulay Abdellah de Rabat, lors d’une rencontre amicale préparatoire aux prochaines échéances, notamment la Coupe d’Afrique des Nations 2025 que le royaume accueillera.

Dès le coup d’envoi donné par l’arbitre tunisien Sadok Selmi, les Lions de l’Atlas ont imposé un pressing constant pour ouvrir rapidement le score. Les Bahreïnis, eux, ont misé sur les contres dans l’espoir de surprendre Yassine Bounou à contre-courant. Dans les tribunes, l’affluence est restée moyenne, dans un contexte marqué par les appels au boycott en solidarité avec les manifestations du mouvement « Génération Z ».
La première période a été à sens unique : domination marocaine totale, circulations rapides, nombreuses incursions dans la surface adverse… mais une dernière passe précipitée ou un geste mal ajusté ont systématiquement empêché la concrétisation. Le Bahreïn, cantonné dans son camp, a tenté quelques percées, sans précision ni véritable danger. Malgré les occasions marocaines, le score est resté vierge à la pause.
Le second acte a suivi la même logique. Les hommes de Walid Regragui ont continué à monopoliser le ballon et à attaquer en vagues successives, renforcés par l’entrée de Youssef En-Nesyri et Hamza Igamane. Le bloc bahreïni est resté compact, organisant sporadiquement quelques offensives pour tenter de déstabiliser une défense marocaine peu sollicitée. Faute de justesse dans le dernier geste, les tentatives marocaines se sont heurtées tour à tour à la précipitation ou aux interventions du gardien Lutfallah Ibrahim Khalil.

Conscients qu’un match nul serait flatteur, les Bahreïnis ont resserré leurs lignes dans les dernières minutes, tandis que le Maroc, déjà qualifié pour le Mondial 2026 et à deux mois de la CAN, multipliait les centres et les frappes sans réussite. On croyait la rencontre promise à un score nul quand, dans les ultimes instants, Jawad El Yamiq a libéré les siens d’une tête victorieuse, scellant un succès aussi tardif que difficile.
Le Maroc s’en sort donc avec la victoire, mais cette prestation met en lumière des lacunes dans la finition et un certain manque de lucidité dans les moments décisifs – autant de points que le staff devra corriger avant les échéances continentales.

