La Sierra Leone a réaffirmé, jeudi à Rabat, son soutien clair à l’intégrité territoriale du Maroc et à la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire, y compris la région du Sahara. Cette position s’inscrit dans une dynamique diplomatique marquée par l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, considérée par Freetown comme une avancée historique.
Lors de ses entretiens avec Nasser Bourita, le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Musa Timothy Kabba, a réitéré l’alignement de son pays sur le plan d’autonomie présenté par Rabat. Pour Freetown, cette initiative représente la seule voie crédible, sérieuse et réaliste pour parvenir à une solution politique durable, en cohérence avec les paramètres définis par les Nations Unies.
Cette position n’est pas nouvelle, mais elle gagne en force dans un contexte où un nombre croissant d’États africains et non africains considèrent que la stabilité régionale passe par une approche pragmatique, centrée sur l’autonomie comme compromis politique. Kabba a d’ailleurs souligné l’importance du consensus international qui se consolide autour de cette orientation, ainsi que l’influence diplomatique exercée par Mohammed VI dans la recherche d’une issue stable, acceptée et respectueuse des équilibres régionaux.
L’adoption de la résolution 2797, le 31 octobre, constitue pour la Sierra Leone un tournant significatif. Elle entérine le plan d’autonomie comme base unique et solide de négociation, renforçant la légitimité de la souveraineté marocaine dans le cadre onusien. Freetown y voit un signal fort envoyé à l’ensemble des acteurs concernés, et une étape majeure pour dépasser un différend que ses dirigeants qualifient d’“artificiel”, en référence aux impasses et manipulations géopolitiques qui ont longtemps entouré le dossier.
Au-delà de la dimension juridique et diplomatique, les discussions à Rabat ont aussi mis en relief la convergence stratégique entre les deux pays. La Sierra Leone, engagée dans une politique étrangère attentive aux dynamiques africaines, entend consolider ses partenariats avec des acteurs capables d’influer positivement sur la stabilité ouest-africaine et sahélo-saharienne. Le Maroc, de son côté, renforce des alliances fondées sur la coopération, la sécurité et le développement partagé.
Ce nouvel appui public de Freetown confirme une tendance lourde : la question du Sahara se structure désormais autour d’un axe diplomatique où prime la recherche d’une solution politique durable, portée par des États qui valorisent la cohérence institutionnelle et la stabilité continentale.
