La réaction de Walid Regragui après le tirage au sort du Mondial 2026 a retenu l’attention des observateurs. Le sélectionneur marocain, auteur d’un parcours historique en 2022, a accueilli la composition du groupe C — Brésil, Écosse, Haïti — avec une assurance tranquille. Il a résumé son état d’esprit par une question qui résonne comme un appel : « Pourquoi ne pas écrire l’Histoire une nouvelle fois ? »
Regragui souligne que le contexte a changé depuis 2022. Le Maroc aborde sa troisième participation consécutive avec davantage d’expérience et une stabilité appréciable au niveau du groupe. Il rappelle toutefois que chaque adversaire mérite considération et que les retrouvailles avec le Brésil et l’Écosse, après l’édition 1998, exigent un niveau de performance supérieur à celui de l’époque.
Le regard d’Ancelotti : le Maroc comme rival majeur
Carlo Ancelotti a livré son analyse depuis le camp brésilien. Pour lui, les Lions de l’Atlas constituent l’obstacle le plus exigeant du groupe. Il se réfère au parcours marocain au Qatar, qui a atteint le dernier carré, alors que le Brésil s’est arrêté en quart de finale. Le technicien italien fixe l’objectif de son équipe : terminer en tête du groupe et aborder chaque rencontre avec assurance.
Réactions dans le monde arabe et africain
En Égypte, Hossam Hassan insiste sur la diversité de la poule G — Belgique, Iran, Nouvelle-Zélande — et revendique l’ambition d’aller le plus loin possible. D’anciens internationaux soulignent une répartition équilibrée et appellent à une préparation rigoureuse.
En Arabie Saoudite, Hervé Renard anticipe une compétition disputée face à l’Espagne, à l’Uruguay et au Cap-Vert. Il estime que son groupe possède les qualités pour viser le second tour, un objectif manqué lors de la précédente édition malgré une victoire retentissante contre l’Argentine.
Pour la Jordanie, qui découvre pour la première fois la scène mondiale, Jamal Sellami voit dans cette qualification une étape historique. Affronter l’Argentine apparaît pour lui comme une occasion exceptionnelle de mesurer la progression du football jordanien.
En Algérie, Vladimir Petkovic refuse toute posture défensive avant la rencontre inaugurale contre l’Argentine. Il juge l’Autriche et la Jordanie capables de produire des matches ouverts et mise sur une montée en puissance au fil du tournoi.
L’Europe ajuste déjà ses plans
En Angleterre, Thomas Tuchel adopte une lecture pragmatique du groupe. Il se prépare à affronter deux habitués des phases finales, la Croatie et le Ghana, ainsi que le Panama, que son staff analysera minutieusement dans les prochains mois. Pour lui, l’essentiel réside dans une préparation irréprochable avant l’entrée en lice.
