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Pêche maritime : plus de 9,5 milliards de dirhams commercialisés en 2025, les ports méditerranéens en hausse

13 décembre 2025 - 17:21

La valeur des produits issus de la pêche côtière et artisanale commercialisés au Maroc au cours des onze premiers mois de l’année 2025 a dépassé 9,57 milliards de dirhams, selon les dernières données publiées par l’Office national des pêches (ONP).

Dans son rapport statistique consacré à la pêche côtière et traditionnelle, l’ONP précise que le volume total débarqué s’est établi à 1.048.347 tonnes, enregistrant une baisse de 15 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette contraction des volumes contraste avec la bonne tenue de certaines filières à forte valeur ajoutée.

L’évolution diffère sensiblement selon les catégories de produits. La valeur des coquillages a connu une progression spectaculaire, en hausse de 1.458 %, tandis que les algues marines et les poissons blancs ont enregistré des augmentations respectives de 26 % et 8 %. À l’inverse, la valeur des poissons pélagiques et des mollusques a reculé, de 9 % et 5 %.

En termes de volumes, les coquillages ont atteint 943 tonnes, devant les algues avec 26.278 tonnes et les poissons blancs avec 129.089 tonnes. Les débarquements de poissons pélagiques ont, en revanche, diminué à 836.341 tonnes, tandis que les mollusques et les crustacés se sont établis respectivement à 48.785 tonnes et 6.912 tonnes.

Sur le plan portuaire, les ports méditerranéens affichent une dynamique positive. À fin novembre 2025, ils ont accueilli 14.346 tonnes de produits de la pêche côtière et artisanale, soit une hausse de 7 % en volume. La valeur correspondante s’est améliorée de 3 %, pour atteindre environ 626,1 millions de dirhams.

Les ports atlantiques, qui concentrent l’essentiel de l’activité halieutique nationale, ont en revanche enregistré un repli. Les volumes y ont reculé de 15 %, à 1.034.001 tonnes, tandis que la valeur des débarquements a diminué de 4 %, s’établissant à 8,95 milliards de dirhams.

Ces chiffres traduisent une année marquée par des ajustements structurels dans le secteur halieutique, avec une baisse globale des volumes compensée partiellement par la montée en valeur de certaines productions, notamment celles à plus forte valeur commerciale, dans un contexte de pression sur les ressources et de recomposition des équilibres régionaux.

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