Par Clara Riveros, correspondante de Hoy24 à Bogotá
Les États-Unis ont annoncé samedi qu’ils assumeraient l’administration du Venezuela jusqu’à la mise en place d’une transition qualifiée de « pacifique ». L’annonce a été faite par le président américain Donald Trump, à l’issue d’une opération militaire d’environ une heure ayant touché Caracas et plusieurs régions du pays.
Selon les déclarations présidentielles, l’intervention s’est déroulée sous forte intensité militaire, avec des bombardements ciblés et des survols aériens dès les premières heures du matin. Trump a indiqué que Washington exercerait désormais une autorité directe sur le pays, présenté comme plongé dans une crise politique et institutionnelle profonde, jusqu’à ce qu’une transition « appropriée, prudente et pacifique » puisse être organisée.
Dans ce cadre, le président américain a annoncé l’ouverture du secteur énergétique vénézuélien aux compagnies pétrolières des États-Unis. Celles-ci seraient appelées à investir massivement afin de restaurer des infrastructures décrites comme gravement dégradées et de relancer l’exploitation des ressources pétrolières. Washington estime que cette stratégie permettrait de générer des revenus et de stabiliser progressivement le pays.
Trump a également averti que les forces américaines restaient en alerte et prêtes à mener une nouvelle phase d’opérations militaires si des tentatives de résistance ou de reprise du pouvoir par l’entourage de Nicolás Maduro venaient à se produire. Il a justifié cette posture par la nécessité de garantir l’ordre et la sécurité durant la période de transition annoncée.
Sur le terrain, des journalistes ont rapporté des explosions et des mouvements aériens au-dessus de la capitale vénézuélienne vers 2 heures du matin. Des frappes auraient visé plusieurs sites stratégiques, notamment Fuerte Tiuna, principal complexe militaire du pays, ainsi qu’une base aérienne. Des opérations auraient également concerné les régions voisines de La Guaira, Miranda et Aragua. Caracas s’est réveillée largement paralysée, avant que l’activité ne reprenne partiellement autour des commerces, sous surveillance renforcée des forces de sécurité.
Sur le plan politique interne, la cheffe de l’opposition María Corina Machado a salué ce qu’elle a décrit comme un tournant historique, appelant à une reconstruction rapide du pays. L’opposant Edmundo González, actuellement réfugié en Espagne, s’est déclaré prêt à assumer un rôle central dans la phase à venir.
À l’international, plusieurs alliés de Caracas, dont la Russie, la Chine, l’Iran et Cuba, ont condamné l’intervention américaine. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a estimé que l’annonce d’une administration étrangère constituait un précédent préoccupant au regard du droit international. L’Union européenne a appelé à la retenue, tandis que le Venezuela a demandé la convocation urgente du Conseil de sécurité et décrété l’état de « commotion extérieure ».

