Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il « trouvait ça bien » que son secrétaire d’État, Marco Rubio, puisse devenir président de Cuba. Dans le même temps, il a adressé une mise en garde directe aux autorités cubaines, les appelant à conclure un accord avec Washington après l’intervention militaire américaine au Venezuela.
Le message a été publié sur le réseau social du président, en réaction à une publication évoquant un futur rôle présidentiel de Rubio à Cuba. Peu après, Trump a affirmé que l’île ne bénéficierait plus de pétrole ni de soutien financier en provenance du Venezuela, estimant que ces flux avaient soutenu l’économie cubaine pendant plusieurs années en échange de services sécuritaires.
Le chef de l’exécutif américain a exhorté La Havane à parvenir rapidement à un accord, sans en préciser les contours. Cette déclaration intervient dans le prolongement de l’opération militaire menée par les États-Unis début janvier au Venezuela, laquelle s’est soldée par la capture du président Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis pour y être jugé.
Trump a présenté Marco Rubio comme l’un des responsables clés du pilotage du dossier vénézuélien et, plus largement, de la stratégie régionale. En plus de ses fonctions diplomatiques, Rubio exerce un rôle central dans les dispositifs de sécurité nationale et dans la coordination des politiques latino-américaines.
Issu d’une famille d’origine cubaine, Rubio s’est imposé comme l’un des artisans d’une ligne ferme à l’égard de La Havane et de Caracas. Son influence croissante au sein de l’administration renforce sa visibilité politique sur la scène internationale.
Selon les autorités cubaines, l’opération américaine aurait causé la mort de plusieurs dizaines de militaires, dont des ressortissants cubains. Cet élément alimente une détérioration du climat diplomatique entre les deux pays.
Les propos de Trump ouvrent un champ d’hypothèses inédites, dont les implications institutionnelles et régionales restent, à ce stade, indéterminées.
