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Les chutes de neige au Maroc atteignent un record de 55 495 km² ces dernières années

13 janvier 2026 - 11:30

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a indiqué que les chutes de neige enregistrées au Maroc durant la saison en cours ont atteint un niveau exceptionnel. La superficie maximale couverte par la neige s’est établie à 55 495 km² entre le 1er septembre 2025 et le 8 janvier 2026, soit le niveau le plus élevé observé depuis la saison 2019-2020.

Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre a précisé que ces données traduisent une amélioration notable de la situation climatique par rapport aux années précédentes. Cette évolution s’accompagne de précipitations cumulées à l’échelle nationale de 108 millimètres depuis le début de l’année hydrologique, soit un excédent de 94,4 % par rapport à la même période de l’an dernier.

Selon le responsable gouvernemental, ces apports pluviométriques et neigeux ont contribué de manière significative à l’augmentation des réserves hydriques des barrages, lesquelles ont atteint 3 427,22 millions de mètres cubes au 8 janvier 2026. Près de 88 % de ces apports ont été enregistrés en moins d’un mois, permettant de porter le taux de remplissage des barrages à 45,26 %, soit environ 7,58 milliards de mètres cubes, un niveau qui n’avait plus été observé depuis juillet 2021.

Nizar Baraka a souligné que l’extension du manteau neigeux dépasse une simple lecture statistique. Elle se traduit concrètement par une amélioration de la sécurité hydrique, à travers la recharge des bassins versants et des nappes phréatiques, la reprise de l’écoulement de plusieurs oueds et la reconstitution de certains lacs naturels. Ces effets contribuent également à réduire la pression exercée sur les ressources hydriques mobilisées, en particulier dans le secteur agricole.

Le ministre a estimé que ces indicateurs positifs offrent une marge de manœuvre accrue pour la gestion de la demande en eau à court et moyen termes. La majorité des systèmes hydriques disposeraient désormais d’une sécurité d’approvisionnement proche de deux années, tandis qu’un seuil minimal d’une année serait assuré pour les systèmes les plus vulnérables. Il a toutefois rappelé que la lutte contre le stress hydrique demeure étroitement liée à la poursuite des projets structurants, notamment la construction de barrages, l’interconnexion des bassins, le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.

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