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La justice espagnole classe l’affaire Julio Iglesias pour absence de compétence

24 janvier 2026 - 12:43

La justice espagnole a décidé de classer l’affaire visant le chanteur Julio Iglesias, estimant que les tribunaux du pays ne disposent pas de la compétence nécessaire pour instruire les faits dénoncés. La décision a été prise par le parquet de l’Audiencia Nacional après un examen préliminaire du dossier.

La plainte avait été déposée par une organisation de défense des droits des femmes au nom de deux anciennes employées de l’artiste. Elles accusaient le chanteur de faits graves, notamment des agressions sexuelles et des abus présumés qui se seraient produits en 2021 dans des résidences situées hors du territoire espagnol, notamment en République dominicaine et aux Bahamas.

Dans son argumentation, le parquet souligne que les faits allégués se seraient déroulés intégralement à l’étranger, sans lien juridique suffisant avec l’Espagne. Les plaignantes ne sont ni de nationalité espagnole ni résidentes dans le pays, et aucune des conditions prévues par la loi espagnole pour l’exercice d’une compétence extraterritoriale n’est remplie. Sur cette base, l’enquête ne pouvait pas être poursuivie.

Les autorités judiciaires précisent que ce classement repose exclusivement sur des considérations de compétence territoriale. Il ne constitue en aucun cas une appréciation du fond des accusations ni de leur crédibilité. La justice espagnole s’est limitée à constater l’impossibilité légale d’ouvrir une instruction dans ce cadre précis.

De son côté, Julio Iglesias a toujours rejeté catégoriquement les accusations, affirmant qu’elles étaient infondées. Par l’intermédiaire de ses avocats, il avait demandé l’archivage du dossier en faisant valoir que la justice espagnole ne pouvait se saisir de faits supposés commis hors de son territoire.

Les plaignantes et les organisations qui les soutiennent ont indiqué qu’elles envisageaient d’autres démarches judiciaires, notamment devant les juridictions des pays où les faits auraient eu lieu. L’affaire pourrait ainsi connaître de nouveaux développements en dehors de l’Espagne.

Ce dossier relance le débat sur les limites de la compétence extraterritoriale des systèmes judiciaires nationaux, en particulier dans les affaires impliquant des personnalités publiques et des faits présumés commis à l’étranger. Il met également en lumière les obstacles juridiques auxquels se heurtent certaines victimes lorsqu’elles cherchent à faire reconnaître leurs droits au-delà des frontières.

 

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