Le Conseil de gouvernement doit examiner ce jeudi un projet de loi visant à valider un avenant à l’accord de coopération technique et économique entre le Maroc et l’Allemagne, concernant les activités des fondations politiques allemandes actives sur le territoire marocain.
Le texte, inscrit à l’ordre du jour du Conseil, porte sur le projet de loi n°07.26 approuvant l’annexe à l’accord de coopération signé entre le gouvernement du Royaume du Maroc et celui de la République fédérale d’Allemagne. Cet avenant a été signé à New York le 26 septembre 2025.
L’objectif est d’actualiser et de mieux encadrer les modalités de coopération entre les deux pays autour des activités des fondations politiques allemandes opérant au Maroc. Ces structures, souvent liées aux partis politiques allemands, interviennent notamment dans les domaines de la formation politique, du soutien à la gouvernance, de l’accompagnement de la société civile et du renforcement du dialogue institutionnel.
La présentation du projet devant le Conseil de gouvernement s’inscrit dans la procédure constitutionnelle marocaine relative à la ratification des accords internationaux. Après adoption par l’exécutif, le texte devra être transmis au Parlement pour finaliser le processus d’approbation.
L’accord initial entre Rabat et Bonn remonte à 1966, période marquant les premières étapes de la coopération bilatérale structurée entre les deux pays. Il avait établi un cadre juridique permettant d’organiser les activités des fondations politiques allemandes au Maroc dans un esprit de partenariat et d’échanges institutionnels.
Selon plusieurs observateurs, cet avenant s’inscrit dans la dynamique récente de modernisation des relations maroco-allemandes. Les liens entre Rabat et Berlin ont retrouvé un nouvel élan après le soutien exprimé par l’Allemagne au plan d’autonomie pour le Sahara, ouvrant la voie à un renforcement de la coopération dans des secteurs stratégiques tels que le développement, la transition énergétique, la formation ou encore la gestion des questions migratoires.
Cette étape traduit ainsi la volonté des deux pays de consolider un partenariat politique et économique plus large, fondé sur une coopération institutionnelle renouvelée et adaptée aux enjeux actuels.
