>

L’OMS met en garde contre un risque de contamination de l’eau et des aliments après les attaques contre des installations pétrolières en Iran

10 mars 2026 - 12:02

La guerre au Moyen-Orient commence à provoquer des conséquences sanitaires inquiétantes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti lundi que les attaques contre des installations pétrolières en Iran pourraient provoquer une contamination de l’air, de l’eau et des aliments.

Le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que les dégâts causés aux infrastructures énergétiques représentent un danger important pour la santé publique.

“Cela constitue une menace grave pour la santé, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques”, a-t-il déclaré dans un message publié sur le réseau X.

Pluies polluées et nuages toxiques

À Téhéran, la capitale iranienne, la situation a suscité une forte inquiétude. Dimanche matin, la ville s’est réveillée sous un nuage épais mêlant fumée et précipitations après les frappes visant des installations pétrolières situées à proximité.

Les pluies qui ont suivi ont laissé dans plusieurs quartiers des flaques noires contenant des résidus de carburant, ce qui a conduit les autorités environnementales à recommander aux habitants de rester chez eux afin d’éviter l’exposition à des substances toxiques.

Les attaques à l’origine de ces incidents auraient fait au moins quatre morts, selon les autorités locales.

Les systèmes de santé sous pression

L’OMS a également dénoncé les conséquences du conflit dans d’autres pays de la région. Depuis le début des hostilités fin février, neuf travailleurs de santé ont été tués au Liban et seize autres blessés.

Par ailleurs, 43 centres de soins primaires et cinq hôpitaux ont été contraints de fermer, en raison des ordres d’évacuation dans les zones proches des combats.

L’organisation internationale indique suivre de près l’évolution de la situation en Iran, au Liban, en Irak et dans d’autres pays touchés, tout en apportant un soutien aux autorités sanitaires locales.

Un appel à réduire les tensions

Les experts soulignent que les attaques contre des infrastructures pétrolières peuvent provoquer des effets environnementaux durables, notamment la pollution de l’air et la contamination des sols et de l’eau.

Face à ces risques, le chef de l’OMS a appelé toutes les parties à réduire l’escalade militaire.

“Il est essentiel d’éviter de nouveaux risques pour la santé des populations et de protéger les établissements et les travailleurs de santé”, a-t-il insisté.

Alors que la guerre continue de s’étendre dans la région, les organisations humanitaires redoutent que les conséquences sanitaires et environnementales du conflit se prolongent bien au-delà des combats eux-mêmes.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *