Deux opérations internationales coordonnées avec les autorités américaines ont récemment mis en lumière la participation du Maroc à des dispositifs de lutte contre le crime organisé transnational, selon des communiqués publiés par le bureau du procureur des États-Unis pour le district Est de Virginie.
Ces affaires, menées en collaboration avec la Drug Enforcement Administration (DEA) et plusieurs partenaires internationaux, concernent des réseaux liés au trafic d’armes et au narcotrafic opérant à l’échelle de plusieurs continents.
Dans la première affaire, un ressortissant kényan a été arrêté au Maroc dans le cadre d’une opération conjointe impliquant également des interventions en Espagne et au Ghana. Cette action coordonnée a permis le démantèlement d’un réseau dirigé par un trafiquant d’armes de nationalité bulgare, avec l’interpellation de plusieurs complices, dont un ressortissant tanzanien au Ghana.
Le suspect kényan a été extradé vers les États-Unis le 11 mars 2026, dans le cadre des mécanismes de coopération judiciaire liant Rabat et Washington.
La seconde affaire concerne un ressortissant libanais impliqué dans un réseau criminel spécialisé dans les transferts illicites de fonds liés au trafic de stupéfiants. L’opération, remontant à août 2024, s’inscrit dans le cadre d’une « livraison surveillée » conduite en coordination avec les autorités américaines.
Dans ce cadre, et bien que les communiqués américains ne détaillent pas les structures institutionnelles impliquées côté marocain, ces opérations s’inscrivent dans le champ d’action habituel des services de sécurité du Royaume, notamment la Direction générale de la sûreté nationale et la Direction générale de la surveillance du territoire, engagés dans la coopération sécuritaire internationale.
Selon les autorités américaines, ces deux dossiers illustrent l’importance de la coordination entre partenaires internationaux dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux.
