L’Office des changes fait état d’une légère dégradation de la situation financière extérieure du Royaume, sous l’effet d’une hausse plus rapide des engagements que des avoirs.
La situation financière extérieure du Maroc s’est légèrement dégradée à la fin de l’année 2025. Selon les données publiées samedi par l’Office des changes, la position extérieure globale du Royaume a affiché un solde net débiteur de 764 milliards de dirhams à fin décembre, contre 759 milliards de dirhams à fin septembre 2025.
Cet indicateur, qui reflète la situation financière de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, met en évidence une progression des engagements financiers à un rythme supérieur à celui des actifs.
Dans son communiqué, l’Office précise que cette évolution résulte d’une hausse des engagements financiers de 17 milliards de dirhams, contre une progression de 12 milliards de dirhams des actifs financiers.
La hausse des passifs s’explique principalement par l’augmentation de la composante « autres investissements », en progression de 17 milliards de dirhams.
Par ailleurs, l’augmentation des investissements directs, estimée à 10 milliards de dirhams, a été compensée par un recul du même montant des investissements de portefeuille.
Du côté des actifs, la progression a été essentiellement portée par la hausse des avoirs de réserve, qui se sont appréciés de 23 milliards de dirhams, ainsi que par celle des investissements directs, en hausse de 6 milliards de dirhams.
Cette évolution positive a toutefois été partiellement atténuée par la baisse des autres investissements, en recul de 12 milliards de dirhams, et des investissements de portefeuille, qui ont diminué de 5 milliards de dirhams.
Au-delà de la légère aggravation du solde net débiteur, ces chiffres traduisent la dynamique des flux financiers internationaux du Royaume, dans un contexte marqué par la consolidation des réserves de change et la poursuite des investissements extérieurs.
Cette évolution intervient alors que le Maroc poursuit de grands chantiers d’investissement et cherche à renforcer son attractivité financière à l’approche des échéances stratégiques à l’horizon 2030.
