À moins de deux mois du coup d’envoi, la Coupe du monde 2026 entre désormais dans sa phase de préparation intensive. Le tournoi, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, s’ouvrira le 11 juin au stade Azteca de Mexico et s’achèvera le 19 juillet au MetLife Stadium, près de New York, dans ce qui s’annonce comme l’édition la plus vaste et la plus lucrative de l’histoire du football mondial.
Cette édition marque un changement d’échelle sans précédent : 48 sélections, 104 matchs, 16 stades répartis sur trois pays et quatre fuseaux horaires. L’essentiel des rencontres aura lieu aux États-Unis, qui accueilleront à eux seuls 78 matchs.
Pour le Maroc, l’entrée en lice se fera dans un groupe particulièrement relevé. Les Lions de l’Atlas affronteront le Brésil le 13 juin au MetLife Stadium, avant de croiser l’Écosse puis Haïti.
Au-delà du terrain, cette Coupe du monde se joue aussi sur le plan financier. Gianni Infantino estime que la compétition devrait générer près de 11 milliards de dollars de revenus, soit bien au-delà des 7 milliards enregistrés au Qatar en 2022.
Cette projection confirme le déplacement progressif du football mondial vers une logique de très grande industrie du spectacle, où les recettes de billetterie, les droits audiovisuels, le sponsoring et l’hospitalité premium prennent une place centrale.
L’enjeu pour les sélections, à ce stade, est double : la préparation sportive et la gestion de l’intensité médiatique autour d’un tournoi appelé à battre tous les records d’audience.

