Le débat sur l’« heure supplémentaire » au Maroc refait surface au Parlement. Rachid Hamouni, président du groupe du Progrès et du Socialisme (PPS) à la Chambre des représentants, a demandé la saisine du Conseil économique, social et environnemental (CESE) afin de réaliser une étude approfondie sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux liés à l’application de l’heure GMT+1 dans le Royaume.
Cette demande a été formulée dans une correspondance officielle adressée au président de la Chambre des représentants en date du 20 avril 2026, en s’appuyant sur les dispositions de l’article 152 de la Constitution, ainsi que sur la loi organique encadrant le fonctionnement du CESE et le règlement intérieur de la Chambre.
Selon Hamouni, cette initiative intervient dans un contexte de débat sociétal persistant autour du maintien de l’heure supplémentaire tout au long de l’année, un sujet qui continue de susciter critiques et interrogations au sein de plusieurs catégories de la population.
Les élèves, les étudiants, les salariés ainsi que de nombreux acteurs sociaux évoquent régulièrement les effets négatifs potentiels de ce choix sur les rythmes de vie, la santé psychologique, la qualité du sommeil, les conditions de travail et l’équilibre familial.
À cela s’ajoutent des interrogations récurrentes concernant les véritables retombées économiques et environnementales de cette mesure, notamment en matière de productivité, de consommation énergétique et de qualité de vie.
Le président du groupe parlementaire plaide ainsi pour une évaluation scientifique, institutionnelle et globale permettant d’établir le coût réel de l’adoption permanente de l’heure supplémentaire, loin des polémiques ponctuelles et des appréciations approximatives.
L’objectif affiché est d’enrichir le débat public et de permettre l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données précises et vérifiables, dans un dossier qui touche directement le quotidien de millions de Marocains.
