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L’Iran reprend ses vols internationaux après la trêve

25 avril 2026 - 10:12

L’Iran a repris ce samedi les vols internationaux depuis Téhéran pour la première fois depuis le début de la guerre avec Israël et les États-Unis, dans une tentative de retour progressif à la normale après plusieurs semaines de frappes et de fermeture de l’espace aérien.

Téhéran s’est reconnectée au monde extérieur ce samedi. Pour la première fois depuis le début de la guerre avec Israël et les États-Unis, le 28 février dernier, l’Iran a relancé les vols internationaux depuis l’aéroport Imam Khomeini, principale plateforme aérienne du pays.

Les premiers vols ont décollé à l’aube vers Médine en Arabie saoudite, Mascate à Oman et Istanbul en Turquie. Les autorités iraniennes présentent cette réouverture comme le début d’une nouvelle phase destinée à rétablir progressivement les liaisons internationales et à relancer la mobilité des passagers.

Cette reprise intervient quelques jours après le rétablissement des vols intérieurs entre Téhéran et Mashhad, dans le nord-est du pays, dans le cadre d’un processus progressif piloté par l’aviation civile iranienne.

L’espace aérien iranien était resté presque totalement fermé depuis le déclenchement du conflit, lorsque l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis avait contraint les autorités à suspendre une grande partie du trafic aérien commercial. Seules certaines zones de l’est du pays avaient été partiellement rouvertes ces derniers jours dans le cadre de la trêve annoncée.

Malgré cela, la situation reste loin d’un retour complet à la normale. Plus de vingt avions ainsi que plusieurs aéroports ont été endommagés par les bombardements, tandis qu’environ 20 % de la flotte iranienne de transport de passagers demeure hors service.

Selon Hamidreza Sanaei, vice-directeur de l’aviation civile, près de 26 appareils sur un total de 130 ne peuvent toujours pas reprendre leurs activités en raison des dégâts subis pendant le conflit.

La réouverture de l’aéroport Imam Khomeini dépasse la simple question du transport aérien. Elle constitue un signal politique et symbolique de stabilité intérieure dans un contexte où la trêve demeure fragile et où les tensions régionales continuent de peser sur l’équilibre diplomatique du Moyen-Orient.

Pour Téhéran, rouvrir son ciel signifie aussi tenter de restaurer une image de contrôle institutionnel et de normalité face à la communauté internationale.

Mais dans une région où les trêves restent souvent provisoires, la véritable stabilité demeure encore au sol.

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