À l’approche du 1er mai et dans un contexte de hausse persistante des prix, l’Association marocaine de protection du consommateur tire la sonnette d’alarme. Elle dénonce la spéculation des intermédiaires, l’alourdissement du coût de la vie et appelle le gouvernement à intervenir rapidement pour préserver le pouvoir d’achat des familles marocaines.
L’Association marocaine de protection du consommateur a exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration continue du pouvoir d’achat des ménages marocains, appelant à des mesures urgentes pour protéger les catégories vulnérables et la classe moyenne contre les effets de la vie chère.
Dans un communiqué publié à l’occasion de la fête du Travail du 1er mai 2026, l’association souligne que la hausse persistante des prix des produits de base — notamment les viandes, les légumes, le poisson — ainsi que des carburants et des services, pèse lourdement sur les budgets familiaux, en particulier ceux des ménages à revenus modestes.
Elle indique qu’un nombre croissant de familles recourent désormais à l’endettement pour couvrir leurs besoins quotidiens, en raison de l’augmentation des dépenses courantes et des charges mensuelles.
Selon la même source, cette pression ne se limite plus aux produits alimentaires, mais touche également les factures d’eau, d’électricité et de transport, aggravant la fragilité de la classe moyenne et élargissant le cercle des catégories touchées.
À l’approche de l’Aïd al-Adha, l’association met aussi en garde contre les pratiques spéculatives de certains intermédiaires et courtiers, accusés de faire grimper de manière injustifiée les prix des moutons destinés au sacrifice.
Elle appelle ainsi à un renforcement des contrôles pour garantir la transparence du marché et protéger les consommateurs contre les dérives spéculatives, tout en alertant sur la poursuite de la hausse des prix de la viande rouge, qui risque de priver de nombreux citoyens de l’accomplissement de ce rite religieux.
L’association demande également une révision du dossier de la raffinerie Samir, qu’elle considère comme stratégique pour la sécurité énergétique du pays, ainsi qu’une réflexion sur des alternatives durables pour stabiliser le marché des carburants.
Par ailleurs, elle exhorte le gouvernement à revaloriser les salaires en fonction de l’inflation, à renforcer les mécanismes de contrôle des marchés pour limiter la spéculation et les situations de monopole, ainsi qu’à mettre en place des mesures concrètes pour soutenir les familles lourdement endettées.
L’association conclut en appelant à des mesures immédiates capables de rétablir l’équilibre du marché national, de protéger les consommateurs et de préserver la stabilité sociale des classes moyennes et populaires.
