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Von der Leyen : « Les conséquences du conflit avec l’Iran pourraient durer des mois, voire des années »

30 avril 2026 - 10:06

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti devant le Parlement européen que la guerre au Moyen-Orient risque de prolonger durablement la crise énergétique et oblige l’Europe à accélérer sa souveraineté stratégique.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a lancé mercredi un avertissement fort depuis Strasbourg : l’Europe doit se préparer à un impact durable de la guerre au Moyen-Orient.

« Les conséquences de ce conflit pourraient durer des mois, voire des années », a-t-elle déclaré devant le Parlement européen lors du débat consacré à l’escalade régionale provoquée par l’offensive américaine et israélienne contre l’Iran.

Ursula von der Leyen a rappelé que cette crise constitue la deuxième grande secousse énergétique pour l’Europe en seulement quatre ans, après celle provoquée par la guerre en Ukraine et la rupture des équilibres gaziers avec la Russie.

« La leçon doit être claire pour tous : dans un monde aussi instable, nous ne pouvons pas dépendre excessivement de l’énergie importée », a-t-elle insisté.

Elle a appelé l’Union européenne à accélérer sa stratégie d’autonomie énergétique, en renforçant les investissements dans les énergies renouvelables, les interconnexions, le stockage et la diversification des fournisseurs.

Le conflit iranien remet également le détroit d’Ormuz au centre des inquiétudes internationales, puisqu’environ un cinquième du pétrole et du gaz mondial transite par cette voie maritime stratégique.

Les tensions dans la région ont déjà provoqué une forte volatilité des prix du pétrole et ravivé l’inquiétude sur les marchés européens.

Bruxelles redoute qu’un prolongement du blocage ou une escalade militaire plus large n’affecte directement l’approvisionnement énergétique du continent et ne relance la pression inflationniste sur les ménages et l’industrie.

Le débat de Strasbourg intervient alors que les capitales européennes sont appelées à définir une position commune face à cette nouvelle crise, où l’énergie redevient une question centrale de souveraineté politique.

 

 

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