Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a plaidé à Pékin pour un renforcement des Nations unies et du multilatéralisme face à la montée des conflits et à la logique de la force dans les relations internationales.
La Chine a de nouveau défendu mercredi le rôle central des Nations unies dans l’équilibre international.
Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a estimé que le monde traverse une phase d’instabilité croissante et a appelé à renforcer l’ONU afin d’éviter que « la loi de la jungle » ne s’impose dans les relations internationales.
Cette déclaration a été faite lors d’une rencontre à Pékin avec Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.
Face à un contexte marqué par les guerres, les tensions géopolitiques et une diplomatie de plus en plus dominée par les rapports de force, Wang Yi a insisté sur la nécessité de préserver « la voie juste de l’unité et de la coopération ».
« Nous ne devons pas permettre que la loi de la jungle l’emporte », a-t-il déclaré.
Le ministre a affirmé que l’ONU et le multilatéralisme faisaient face à de « sérieux défis » et a dénoncé l’hégémonisme, l’intimidation et l’imposition de la volonté du plus fort.
À l’inverse, il a défendu un ordre international fondé sur l’équité, la justice et le respect du droit international.
Wang Yi a présenté l’Assemblée générale de l’ONU comme la principale plateforme du multilatéralisme et a assuré que Pékin continuerait à soutenir ce cadre institutionnel, en favorisant le développement commun et une meilleure gouvernance mondiale.
De son côté, Annalena Baerbock a salué le soutien chinois aux Nations unies et rappelé le rôle fondamental de la Chine en tant que membre permanent du Conseil de sécurité.
« Face à la pression croissante sur le multilatéralisme et aux attaques directes contre la Charte des Nations unies, les pays doivent s’unir plus que jamais pour soutenir l’organisation », a-t-elle déclaré.
Ces prises de position interviennent alors que la crise entre les États-Unis, Israël et l’Iran continue de fragiliser l’équilibre régional.
Depuis le début du conflit, Pékin a condamné à plusieurs reprises les frappes contre l’Iran et insisté sur le fait que le Conseil de sécurité ne devait pas cautionner des « actes de guerre illégaux », mais contribuer à désamorcer l’escalade.
En parallèle, la Chine veille à préserver ses relations stratégiques avec les pays du Golfe, partenaires essentiels sur les plans énergétique et commercial.
Au-delà du discours, Pékin cherche à s’imposer comme un acteur diplomatique incontournable dans un ordre mondial de plus en plus instable.
