Le gouvernement pakistanais a affirmé jeudi son optimisme quant à la possibilité d’un accord imminent entre l’Iran et les États-Unis et s’est dit prêt à accueillir sur son territoire la signature d’un éventuel compromis destiné à apaiser les tensions dans le golfe Persique.
« Le Pakistan espère qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran pourra être conclu prochainement », a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, lors d’un point de presse.
Islamabad a assuré qu’il accueillerait favorablement tout arrangement entre les deux parties, quel que soit le lieu retenu pour sa conclusion, tout en soulignant qu’il serait « un honneur » pour le Pakistan d’en être l’hôte.
Le porte-parole n’a toutefois fourni aucun détail technique sur le contenu du projet d’accord, indiquant qu’il ne pouvait préciser ni sa portée ni sa longueur.
Cette initiative intervient après la décision du président américain Donald Trump de suspendre l’opération militaire baptisée « Projet Liberté », destinée à escorter des navires dans le détroit d’Ormuz.
Selon NBC, cette suspension serait liée au refus de l’Arabie saoudite d’autoriser l’utilisation de ses bases et de son espace aérien, sur fond de tensions avec Washington concernant l’absence de coordination préalable.
Trump a également affirmé que cette décision répondait à une demande du Pakistan visant à faciliter une proposition de paix transmise par Téhéran. Le président américain a assuré cette semaine que les discussions avec l’Iran étaient « très positives » et qu’un accord pourrait être trouvé rapidement.
Le média Axios a par ailleurs indiqué que Washington attendrait dans les prochaines 48 heures une réponse iranienne sur plusieurs points clés en vue d’un règlement durable de la crise déclenchée le 28 février dernier, sans confirmation officielle à ce stade.
Selon des sources de la Maison Blanche citées par le média, les deux parties n’auraient jamais été aussi proches d’un accord depuis le début des hostilités et maintiennent actuellement un cessez-le-feu illimité afin de permettre à la médiation pakistanaise de relancer un nouveau cadre de négociations nucléaires.
