Les œuvres de Abdellatif Laabi traduites en arabe, au SIEL

13 mai 2024 - 14:31

Les nouvelles œuvres littéraires du poète et écrivain marocain Abdellatif Laabi, traduites de la langue française vers l’arabe, ont été présentées, dimanche à Rabat, au cours d’une rencontre tenue dans le cadre du 29ème Salon international de l’édition et du livre (SIEL).

Organisée dans le cadre de l’événement « Nouvelles parutions », cette rencontre a été l’occasion pour l’écrivain et poète marocain de présenter au public ses trois pièces de théâtre intitulées « Rimbaud et Shéhérazade », publiées pour la première fois en 2000, dans leurs versions traduites en arabe par le traducteur marocain Abdelhadi Saïd, en présence d’un auditoire littéraire épris de poésie et de littérature.

Intervenant à cette occasion, Abdellatif Laabi a évoqué ses motivations de traduire vers l’arabe cette œuvre regroupant trois pièces de théâtre : Le Baptême chacaliste, Exercices de tolérance et Le Juge de l’ombre, faisant part de son désir précoce de rendre ses écrits accessibles au public sans être entravés par la barrière linguistique.

Envouté par l’arabe classique, cette plume de littérature française a fait remarquer que « peu d’œuvres écrites en français sont traduites en arabe », notant qu’il s’agit de la concrétisation de son rêve de près de 40 ans de voir toutes ses créations traduites dans cette langue.

Dans un élan poétique, il a proclamé que « la poésie est sœur siamoise du théâtre », allusion à son amour pour l’écriture théâtrale en plus des autres genres littéraires, partageant avec le public avide d’échanges et de découverte son ressenti « unique » lors de la création de ces pièces théâtrales, qui lui offrait une liberté et une joie incomparables.

Abdelhadi Saïd a, pour sa part, exposé le processus de traduction, témoignant de la maîtrise et la passion dont fait preuve Abdellatif Laabi envers l’arabe classique, malgré son usage presque exclusif de la langue de Molière dans ses écrits.

Faisant part de sa joie des opportunités d’échange « profond » avec l’écrivain, Saïd a souligné que cette proximité leur a offert l’opportunité de faire des choix ensemble au cours du processus de traduction, grâce à sa dualité linguistique, notamment lorsque des défis complexes se présentaient et qu’il fallait relever en raison « des considérations culturelles et politiques ».

Abdellatif Laabi est né en 1942 à Fès. Il a fondé en 1966 la revue « Souffles » et a écrit plusieurs romans et recueils de poésie dont le roman « l’œil et la nuit », les recueil « le règne de la barbarie », « L’arbre de fer fleurit » et « le fou d’espoir ».

 

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