Selon la deuxième édition du rapport Business Ready, publiée ce lundi à Washington par la Banque mondiale, le Maroc poursuit l’amélioration de ses indicateurs relatifs au climat des affaires. Le pays se classe deuxième à l’échelle africaine et arabe, avec un score global de 63,44 points sur 100, en progression par rapport à la première édition, où il avait obtenu 62,41 points.
Ce résultat place le Maroc au-dessus de la moyenne mondiale, estimée à 60,11 points, ainsi que de la moyenne des pays africains (50,87 points) et de celle des pays arabes (58,31 points).
Cette deuxième édition du rapport élargit sensiblement son champ d’analyse. Elle couvre 101 économies, contre 50 dans la première édition. Parmi ces pays, près de 60 % affichent un revenu par habitant supérieur à celui du Maroc. À l’échelle mondiale, la République de Corée arrive en tête du classement avec un score de 78,24 points.
L’évaluation repose sur dix axes principaux couvrant l’ensemble du cycle de vie de l’entreprise, à partir d’environ 1 200 indicateurs. Pour chaque axe, le rapport s’appuie sur trois piliers complémentaires :
– le cadre réglementaire,
– la qualité des services publics,
– l’efficacité opérationnelle.
Les deux premiers piliers sont évalués sur la base de données recueillies auprès d’experts et de praticiens, tandis que le troisième repose sur les résultats de l’enquête trimestrielle menée auprès des entreprises.
Dans ce cadre, le Maroc a enregistré une amélioration notable au niveau du cadre réglementaire, avec un score de 70,06 points, ainsi que de la qualité des services publics, évaluée à 64,55 points. Des performances élevées ont été relevées dans cinq domaines en particulier :
– les services des infrastructures publiques (80,05 points),
– le commerce international (74,5 points),
– la création d’entreprises (73,95 points),
– l’implantation des entreprises (73,82 points),
– les services financiers (68,24 points).
En revanche, le pilier relatif à l’efficacité opérationnelle affiche un recul, avec un score de 55,7 points, contre 59,66 points lors de la première édition. Cette baisse s’explique notamment par l’élargissement significatif du nombre de pays évalués, ainsi que par le recours aux mêmes données issues de l’enquête menée auprès des entreprises marocaines en 2023, déjà utilisée précédemment.
Dans l’ensemble, le rapport met en évidence un positionnement globalement positif du Maroc, avec des résultats supérieurs à la moyenne mondiale dans plusieurs domaines clés, notamment la création et l’implantation des entreprises, les services publics et le commerce international. Des progrès sont également relevés en matière de concurrence et de règlement des litiges, contribuant au renforcement de la sécurité juridique des acteurs économiques.
L’analyse souligne toutefois l’existence de marges d’amélioration, en particulier dans des domaines à fort impact sur l’investissement privé, tels que le marché du travail et le traitement des difficultés des entreprises.
