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Le Maroc suspend l’exportation du sardine pour contenir la hausse des prix pendant le Ramadan

06 janvier 2026 - 11:13

Le gouvernement marocain a décidé de suspendre l’exportation du sardine congelé à compter du 1er février, dans le but de renforcer l’approvisionnement du marché national et de limiter la flambée des prix à l’approche du mois de Ramadan. Cette mesure vise à préserver le pouvoir d’achat des ménages, alors que la demande en produits halieutiques connaît traditionnellement une forte hausse durant cette période.

S’exprimant à la Chambre des représentants, la secrétaire d’État chargée de la pêche maritime, Zakia Driouich, a expliqué que cette décision devrait contribuer à stabiliser les prix à des niveaux jugés acceptables. Elle a également indiqué que l’exécutif prépare des initiatives spécifiques pour assurer la disponibilité du poisson congelé sur le marché intérieur tout au long du mois sacré.

Selon la responsable gouvernementale, les prix du poisson au Maroc obéissent principalement à la logique de l’offre et de la demande. Elle a néanmoins estimé que les tarifs actuels restent « relativement raisonnables », compte tenu de plusieurs facteurs structurels, parmi lesquels les conditions climatiques, le coût des sorties en mer, les exigences de la chaîne du froid, ainsi que les marges pratiquées par les intermédiaires et les détaillants.

Zakia Driouich a souligné que l’État œuvre, en coordination avec les autorités compétentes, à garantir l’approvisionnement régulier des marchés nationaux en produits alimentaires de base. Cette action s’accompagne d’un renforcement des contrôles afin de limiter les pratiques spéculatives et de lutter contre toute forme d’irrégularité susceptible de perturber les prix.

Au-delà des mesures conjoncturelles liées au Ramadan, la secrétaire d’État a rappelé que le gouvernement poursuit le déploiement d’une stratégie à moyen et long terme axée sur la durabilité des pêcheries. Celle-ci repose sur la préservation des ressources halieutiques, le renforcement des dispositifs de contrôle et la modernisation des infrastructures de commercialisation, notamment à travers la mise à niveau des marchés de vente du poisson.

Cette suspension temporaire des exportations s’inscrit ainsi dans une approche plus large visant à concilier sécurité alimentaire, stabilité des prix et gestion durable des ressources marines, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes sur le coût de la vie et une vigilance accrue des pouvoirs publics à l’approche des périodes de forte consommation.

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