La FISA appelle à une mise à niveau des conditions d’abattage dans les abattoirs de Casablanca

03 مارس 2022 - 10:31

Le directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA), Chaouki Jerrari, a appelé à une mise à niveau des conditions d’abattage dans les abattoirs à Casablanca de manière à offrir au consommateur un produit respectant les normes d’hygiène et de sécurité alimentaire.

S’exprimant lors d’un point de presse en marge des Journées de sensibilisation à l’installation d’abattoirs avicoles agréés de faible capacité, M. Jerrari a souligné la nécessité de moderniser l’aval de commercialisation et de distribution des viandes de volailles, dominé par le marché du vif et l’existence des « Ryachates » traditionnelles, qui sont « non soumises au contrôle vétérinaire et n’appliquent pas la réglementation en vigueur ».

« Il ne s’agit pas de se débarrasser de ces Ryachates qui jouent un rôle important dans la commercialisation des produits avicoles dans les quartiers populaires qui sont proches du consommateur et qui répondent à la demande de certaines couches sociales, mais d’y revoir les conditions d’abattage qui exigent une mise à niveau de manière à améliorer la qualité des produits préparés au niveau de ces structures », a-t-il estimé.

Dans ce sens, le responsable a mis en avant les efforts déployés par la FISA en matière d’accompagnement de l’installation d’abattoirs avicoles agréés de faible capacité créés par les éleveurs de volailles ou dans le cadre de projets d’agrégation et de coopératives, précisant que les abattoirs avicoles agréés peuvent bénéficier de la subvention de l’Etat à hauteur de 30% du coût de la construction et de l’équipement de l’abattoir avicole, en plus d’une salle de découpe.

A travers cette initiative, a-t-il soutenu, la FISA aspire à consolider les grands abattoirs avicoles agréés ainsi que la reconversion des Ryachates en unités d’abattage de proximité destinés à l’approvisionnement des ménages ou en points de ventes de viandes de volailles provenant d’abattoirs avicoles agréées par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).

De l’avis de Abdellah Ait Boulahcen, professeur universitaire et conseiller de la FISA, certes ces Ryachates répondent aux habitudes de consommation d’une large frange de la population et à l’intérêt du commerce de proximité au consommateur mais leur situation hygiénique et sanitaire est déplorable et ces produits ne sont pas contrôlés par les services vétérinaires.

Aujourd’hui, la commercialisation des produits agricoles se fait à travers deux grands circuits, a-t-il expliqué, citant le circuit moderne qui passe par les abattoirs avicoles agréés et contrôlés par l’ONSSA et qui présente toutes les garanties pour le consommateur et le circuit traditionnel qui passe par le marché de gros puis les unités d’abattage traditionnel et dans lequel les conditions méritent une amélioration.

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