Le gouvernement de l’enclave de Ceuta exigera l'imposition de visas aux marocains du nord qui en sont exemptées

25 يناير 2022 - 14:34

Face à  la crise diplomatique  entre le Maroc et l’Espagne, le gouvernement de l’enclave de Ceuta laisse entrevoir la possibilité d’imposer un visa « Schengen » aux Marocains souhaitant entrer à Ceuta, en provenance de Tétouan et  de Fnideq, qui en sont actuellement exemptés.

Juan Vivas, chef du gouvernement local a déclaré mardi, selon des médias espagnols, qu’il exigerait l’intégration de sa ville dans l’espace « Schengen », sous prétexte de « jeter les bases d’un futur » de sécurité, de stabilité, de progrès et de sécurisation des frontières.

Vivas a estimé que « l’annulation de l’exception actuelle », qui rend la frontière  ouverte sans visa aux Marocains résidant dans ses environs, « serait une mesure efficace », appelant à une révision complète du système existant.

L’abolition de l’exception de Ceuta occupée est devenue un « pari » pour Vivas, selon ses dernières déclarations, mais en même temps, il ouvre la porte à « d’autres alternatives » qu’il n’a pas précisées, pour exclure certaines catégories de Marocains du visa pour entrer dans la ville de Ceuta.

L’Espagne a développé une nouvelle stratégie, cherchant à renforcer sa sécurité nationale, qui comprend la préparation d’un plan global pour la sécurité de Ceuta et Melilla, où les Espagnols reconnaissent une faiblesse au niveau de la sécurité, que les politiciens espagnols exploitent pour exiger l’intervention des organismes européens dans la région.

Les déclarations de Vivas ne sont pas isolées des revendications précédentes des partis politiques espagnols dans le cadre de la crise entre Madrid et Rabat, certains d’entre eux réclamant que la zone de Ceuta devienne une frontière européenne, soumise au contrôle des instances européennes, y compris les organismes de contrôle de l’immigration, et certains d’entre eux ont exigé une intervention de l’OTAN à Ceuta, pour arrêter les flux de migrants lors de la crise de mai dernier, mais toutes ces déclarations sont restées isolées, et n’y a eu aucune interaction du gouvernement espagnol.

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