DGAPR: 6.987 bénéficiaires du programme d’éducation non formelle

09 mai 2024 - 08:59

Un total de 6.987 détenus ont bénéficié du programme d’éducation et d’enseignement non formels au titre de l’année scolaire 2022-2023, soit une augmentation de près de 30% par rapport à la saison précédente et de 64% par rapport à 2020-2021, a indiqué la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

Dans son rapport d’activité au titre de l’année 2023, la DGAPR a relevé que 1.689 détenus ont décroché leurs certificats de scolarité, contre 1.297 l’année dernière, soit une augmentation de 30 %, révélant que 633 détenus ont obtenu le baccalauréat, ce qui représente 46,14 % du nombre total de candidats libres.

Ainsi, en vue de renforcer ces résultats, divers programmes éducatifs seront lancés dans le cadre du projet de partenariat entre la DGAPR et le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, élaboré dans un cadre participatif et coordonné entre les deux parties, et qui entrera en vigueur après son approbation dans les prochains jours.

D’autre part, le rapport souligne que la formation professionnelle, qui jouit d’un intérêt particulier dans les programmes de réhabilitation adoptés dans les établissements pénitentiaires, offre aux détenus bénéficiaires de réelles opportunités d’acquérir des connaissances et des compétences professionnelles à même de faciliter leur intégration socio-économique après leur mise en liberté.

Quelque 8113 détenus ont bénéficié des différents programmes de formation professionnelle au cours de la saison de formation 2022-2023, dont 6.060 ont réussi les examens finaux, contre 734 ont suivi une formation agricole, dont plus de 93% ont passé les examens avec succès.

Selon la même source, 2023 a également connu l’organisation de la quatrième édition du programme « Forsa wa ibdaa » (opportunité et créativité) en partenariat avec le ministère du Tourisme, de l’Artisanat, de l’Économie sociale et solidaire, qui vise à réhabiliter les détenus et à mettre en valeur leurs compétences artistiques et artisanales.

Dans le cadre de la première phase du programme, qui comprend la formation des formateurs, 113 détenus, hommes et femmes, ont été sélectionnés en fonction de leur expertise artisanale dans différents domaines (fer forgé, cuir, sculpture sur bois, poterie, broderie et couture traditionnelle).

Conformément à son engagement à renforcer les chances d’intégration des détenus dans le tissu socio-économique après leur libération, la DGAPR veille, en partenariat avec Dar Al Moukawil et la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, à assurer aux détenus une formation dans le domaine de l’entreprenariat afin de leur fournir les connaissances et les mécanismes nécessaires pour créer des projets générateurs de revenus.

Les premiers éléments de cette initiative ont été mis en place en 2022 à travers la signature de la première convention de partenariat avec une entreprise du secteur privé pour la réalisation d’une unité de production spécialisée dans la transformation des plantes aromatiques et la distillation des huiles essentielles pour le marché local à Taounate.

En outre, le rapport souligne que le programme « Université dans les prisons » est l’un des programmes de nouvelle génération que la délégation générale a tenu à mettre en œuvre dans le cadre des initiatives visant à renforcer les capacités de connaissance des détenus dans les établissements pénitentiaires, affirmant qu’il s’agit d’une nécessité urgente qui suscite l’intérêt des bénéficiaires.

En effet, cette initiative académique encourage les détenus diplômés à persévérer sur la voie de la réussite scientifique et à mettre en évidence leurs qualifications en ouvrant la porte au débat, à l’analyse et à la communication avec un groupe de professeurs et d’acteurs œuvrant dans les domaines de l’éducation, de la culture, de la religion, des droits de l’Homme et de la justice.

Le Rapport fait état aussi de la poursuite des programmes de prédication, d’orientation, de mémorisation et de récitation du saint Coran au profit des prisonniers, dans le but de consolider les principes de tolérance de la religion islamique.

 

 

 

 

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